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prédication - Preaching - Le bonheur maintenant - Happiness For Now

mardi 18 août 2015 par Phap

Voir Évangile de Matthieu 5,1-12 - See Gospel by Matthew 5:1-12


Aujourd’hui (1/11/2012), jour de fête de tous les saints, de tous nos saints, je voudrais vous parler de la joie qui va avec la sainteté. Après tout, les huit « béatitudes » de l’Évangile commencent par cela : « Heureux ». Maintenant donc, le bonheur. Today (2012/11/01) is All Saints’ Day in the Catholic Church. I would like to deal with the specific joy which goes along with holiness : the eight blisses of the Gospel begin with the Greek word « makarioi  », which translates into « happy », « fortunate » and also « blessed »
Un saint l’a bien dit à l’envers : « un saint triste est un triste saint ». Je veux parler de saint François de Sales. A saint said it otherwise : « A sad saint would be a sorry saint ». I am thinking about saint Francis de Sales.
Un triste saint, quelqu’un qui est triste et qui rend triste, quelqu’un qui est lourd et qui nous alourdit, quelqu’un qui est stressé et qui est stressant. Quelqu’un qui manifestement porte le poids du péché du monde et qui en est manifestement accablé... et qui nous accable. Un saint triste n’est pas encore un grand saint, un saint accompli, dirai-je. A sorry saint, someone who is gloomy and makes people feel gloomy ; someone carrying a heavy burden and adding weight to our own burden in the way ; someone who is stressed and who is stressing others. Someone who is carrying the burden of the world. A sad saint is not a full-fledged saint according to me.
Un saint accompli, c’est joyeux et çà rend joyeux. Quand on le rencontre, on se sent plus léger, on est entraîné par lui dans la danse, par delà nos misères qui nous replient sur nous-mêmes. A full-fledged saint is joyful and make other people joyful. When you meet him, you feel lighter, you feel like jumping into the dance, beyond our miseries which make us withdrawn.
Regardez le portrait d’un autre François, saint François d’Assise. Il sourit, il a une force joyeuse dans les yeux, on sent qu’il a traversé la tristesse, qu’il l’a vaincue. Regardez la photo de Jean-Paul II, et son sourire éclatant, sa joie contagieuse. Regardez Ignace de Loyola, un saint lui aussi : le sourire jésuite, un sourire fin ; regardez ses yeux qui pétillent. Look at the picture of another Francis, Francis of Assisi. He is smiling, there is a joyful power in his eyes, you can feel he has been through sadness and he has won over her. Look at John Paul II’s photo, look at his bright smile, his infectious joy. Look at Ignatius of Loyola, another saint. Enjoy the Jesuit smile, a subtle smile. Look at his eyes sparkling with joy.
La sainteté amène la joie. Mais attention, il y a diverses qualités de joie. La joie des saints n’est pas la joie naïve, la joie ignorante : non, le saint a les yeux grands ouverts sur le monde, il sait ce qui l’agite et le tourmente, il sait quelles forces de ténèbres et de mal l’agitent. Holiness comes along with joy. But let us make no mistake. The saints’ joy is neither naive nor ignorant. The saint keeps his eyes wide open on the world, the saint knows what is troubling and harrassing the world, the saint has experienced the forces of darkness and evil that shake it.
Nous les chrétiens, nous venons à l’autel aujourd’hui, et nous portons avec nous des choses qui font pleurer, qui rendent tristes, qui entraînent vers le bas. Aujourd’hui, le prêtre que je suis célèbre la messe en portant une intention pour des grands malades, pour un couple dont le mari est violent, pour une femme qui s’est suicidée et pour ses parents. We, the Christians, are going to the altar, carrying with us things that bring tears, things that saddens and drag down the human heart. Today, as a priest, I carry to the altar heavy Mass intentions : people suffering heavy illness, a couple with a violent husband, a woman who committed suicide.
Non, notre joie n’est pas la joie de l’autruche qui enterre sa tête dans le sable pour ne pas voir ce qui fait peur, ce qui attriste, ce qui scandalise. Notre joie, qui est aussi celle des saints, est une joie qui peut endurer et traverser tout ce qui afflige l’humanité, tout ce qui défigure la création. Our joy is certainly not the joy of the ostrich which buries its head into the sand to avoid seeing frightening and gloomy and hurting things. Our joy, which is also the saints’ joy, is a joy that can live through the things that afflict human kind and distort the Creation.
Parce que nous ne sommes pas à l’origine de cette joie qui devient la nôtre. Notre joie n’est pas artificielle, elle n’est pas le fruit de notre volonté. Elle vient de la rencontre avec celui qui, par huit fois, a dit à ses disciples qui l’ont suivi sur la montagne : « Heureux êtes vous ». Celui-là a traversé ce qui pèse, ce qui alourdit, il a traversé tout ce qui s’oppose au bonheur, et il l’a vaincu en son corps. Because we are not the origin of this joy which becomes ours.Our joy is not artificial, it is not the fruit of our will. It originates from the encounter with the one who has told his disciples eight times : « Happy are you... ». This one has gone through what is heavy, what is opposing happiness, this one has won over it in his body.
Celui-là vit maintenant à jamais, son corps ne donne plus prise à la mort, et il continue de traverser en nous, avec nous, par nous, la peine et le chagrin qui endeuillent la création. Par lui, avec lui et en lui, nous traversons et nous faisons traverser le voile de deuil et nous entrons dans la lumière sans déclin qui rayonne de l’Agneau mis à mort. This one is now living for ever, death has no way in his body and he goes on enduring through grief and sorrow which plunge the Creation into mourning. Through him, whith him and in him, we go through the mourning veil and we enter the unending light shining from the slain Lamb.
Notre joie n’est pas superficielle, elle n’est pas de circonstance, elle est profonde, elle nous habite, elle jaillit en nous sans que nous sachions ni d’où elle vient ni où elle va, elle irrigue tout notre être de chair et elle nous entraîne hors de nous-mêmes, dans la danse, les rires et les chants d’une création réconciliée avec elle-même et avec son Créateur. Our joy is not shallow, it is not relying on circumstances, it is deep, it inhabits us, it springs within us without us knowing where it comes from and where it goes to. It irrigates our whole body of flesh and it carries us away in the dance and the laughters and the songs of a Creation which is reconciled with itself and with its Creator.
Voilà notre joie, une joie qui naît de notre rencontre avec le Christ, là-haut, sur la montagne. L’Église entend et fait entendre sa promesse de bonheur : bonheur pour ici et maintenant, bonheur pour demain et après-demain, bonheur éternel. This is our joy, a joy flowing from our encounter with our Lord Jésus-Christ, up in the mountain. The Church is hearing the promise of happiness and she makes it heard : happiness here and now, happiness tomorrow and after tomorrow. Everlasting happiness
Le royaume des cieux est à nous. C’est dit au présent. Et c’est dit deux fois : à la première et à la dernière béatitude. The kingdom of heaven is ours. This is said in the present tense. And this is said twice : in the first and the last blissfulness.


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