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Le concept de Terre Pure dans divers sutras du "Grand Véhicule"

lundi 10 novembre 2014 par Phap

Sommaire général

1. Les auteurs et les textes majeurs du bouddhisme de la Terre Pure
2. La naissance dans la Terre Pure - le point d’arrivée
3. La naissance dans la Terre Pure - le point de départ
4. La naissance dans la Terre Pure - La trajectoire du départ à l’arrivée
5. Shinran (1173-1263) et Hônen (1133-1212) - Quand le disciple va plus loin que le maître
6.

Le concept de Terre Pure dans divers sutras du "Grand Véhicule"

7. Trois objections bouddhistes faites au courant de la Terre Pure
8. Quand Shandao 善導 (613-681) répond à l’objection fondamentale contre la Terre Pure

1§ Voyons la position de l’idéal de la naissance dans la Terre Pure d’Amida par rapport aux autres mouvements du « Grand Véhicule » Mahayana (sc.) 大乘 [1].

2§ Commençons par confirmer l’appartenance du courant de la Terre Pure à l’intérieur du bouddhisme, contre les doutes de certains :

  • ainsi, le R.P. Wieger avait soupçonné un temps l’influence du mazdéisme iranien, avec sa divinité solaire, sur la conception d’Amitabha [2] ;
  • Reichhelt et Saeki avaient diagnostiqué des influences chrétiennes nestoriennes dans les développements de la Terre Pure – Shandao aurait rencontré des moines nestoriens dans la capitale Chang-an长安 [3].

Cependant, Lubac et Pas rappellent que les contacts historiques ne sont pas établis, et surtout ils soulignent que les développements de la Terre Pure peuvent s’expliquer à partir des potentialités internes du message bouddhiste, sans qu’il soit nécessaire de recourir à des apports extérieurs.
Nous allons développer cette dernière position, qui est la nôtre à des nuances près sur lesquelles nous reviendrons dans des travaux ultérieurs.

3§ En préambule, rappelons que la Terre Pure du Buddha Amida fait partie d’une liste de Terres Pures réputées, dont elle a éclipsé ou absorbé l’éclat : ainsi les pratiquants peu doués et les maîtres de maison empêchés d’embrasser l’ordre « monastique » pouvaient aspirer à naître dans le ciel des Tushita 兜率天, (tosotsuten jap.) auprès du Bodhisattva Maitreya 弥勒 (Miroku jap.), ou dans la Terre Pure du Bodhisattva Avalokistesvara觀世音 (Kannon jap.), que certains situaient sur le mont Potakala au Tibet, ou encore dans celle du Buddha Akshobya [4].

4§ Par ailleurs, les concepts majeurs de la Terre Pure se retrouvent dans des textes majeurs du Grand Véhicule, comme le Sutra du Lotus 妙法蓮華教 myôhôrengekyô jap. [5] et le Vimalakirtinirdesa, considéré comme un sutra dans le titre chinois : 維摩詰所説經 yuimakitsushosetsukyô jap. : lorsque le Buddha Sakyamuni prédit à un disciple qu’il deviendra lui aussi un Bouddha, il prédit aussi les caractéristiques de son futur Royaume 國 [6] - de sa Terre Pure, disons-nous - : ces caractéristiques font partie de l’identité du Bouddha en question, de sa « réalisation » spécifique [7] de Bouddha.
Le Vimalakirtinirdesa fait dépendre la qualité de la Terre Pure de la qualité de l’esprit du Bodhisattva  ; lorsque ce dernier devient Bouddha, les qualités de son esprit-cœur établies lors de sa carrière de Bodhisattva déterminent la qualité de sa terre, et les êtres en affinité avec ses qualités naissent dans sa Terre Pure [8].

5§ Le Traité de la Grande Vertu de Sagesse (mahâprajñâpâramitâsastra, abrégé en MPPS), attribué à Nagarjuna, parle de la Terre Pure d’Amida (plus exactement de « le monde du Bouddha Amida » 阿彌陀佛世界), en lui attribuant une moins grande dignité que celle de Padmavati 華積 [9] : le MPPS dit que Dharmakara n’était pas capable d’accéder aux univers suprêmement purs ; le MPPS signifie indirectement que le moine Dharmakara n’a pu voir les pratiques les plus hautes, ce qui entraîne que sa Terre Pure ne peut appartenir aux « univers suprêmement purs » [10].

6§ Le MPPS rappelle que les Bodhisattva cherchent à ne pas être séparés 不離 des Bouddha, et pour cela ils pratiquent la « commémoration du Bouddha » Buddhanusmrti (sc.) 念佛(nembutsu jap.), ou même la « concentration de la commémoration du Bouddha » samadhi (sc.) 三昧, afin d’avoir l’opportunité rare de rencontrer 値遇 les Buddha, et cela à chaque naissance [11].
La commémoration permet en outre de saturer la « concupiscence » par la vision du corps du Bouddha, vision qui fait oublier tous les objets d’attachement mondains [12].
Renaissant sans cesse en présence du Buddha, le pratiquant pouvait espérer progresser sur la voie de l’illumination parfaite.

7§ La « commémoration du (des) Buddha » fait partie des six « commémorations » anusmrti [13] obtiendra de naître dans la Terre Pure d’Amida [14] ; là, il pratiquera « spontanément » 自然 (cf. supra) la commémoration du Buddha, toujours selon le MPPS [15].

8§ Pour être exhaustif, signalons que la pratique du nembutsu 念佛 s’entend manifestement comme invocation vocale 稱 dans un passage du MPPS qui met en scène un bateau menacé par un énorme poisson : le salut survient lorsque « tous les passagers unanimement et d’un même cri s’écrient : Namo Buddhaya (Hommage au Bouddha !) » 衆人一心同聲稱南無佛。 [16]
Dans le MPPS, l’invocation ne précise pas le nom du Bouddha, à la diffèrence de l’invocation correspondante dans la Terre Pure : 南無阿彌陀佛 Namu Amida Butsu jap.

9§ En conclusion, nous pouvons dire que les éléments doctrinaux et pratiques relevant de la Terre Pure se trouvent dans des sutra fondamentaux du Grand Véhicule, sur lesquels s’appuient des écoles importantes.

  • Ainsi, l’école天台 Tendai (jap.), réputée pour son syncrétisme, intègre le nembutsu samadhi dans sa pratique [17] ;
  • un auteur aussi influent que Genshin a développé la doctrine de la Terre Pure, - au point d’être considéré par Shinran comme le premier des patriarches japonais de la Terre Pure -, tout en restant dans l’école Tendai.

En ce sens, nous pouvons parler de continuité à l’intérieur du Grand Véhicule.


Extrait du mémoire de Master soutenu à l’Institut Catholique de Paris, intitulé : "La naissance dans la Terre Pure du Bouddha Amida - La saisie par un autre ou la sortie du régime de la nécessité".


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[1nous ne développerons pas sa position par rapport au « Petit Véhicule » Hinayana (sc.) 小乘 en reprenant les termes des auteurs - mahayanistes - de la Terre Pure, pour ne pas rendre plus complexe notre étude

[2Cf. LUBAC (de), Henri, Aspects du Bouddhisme, AMIDA, Seuil, 1955, p.245.
Pour le dossier sur les influences iraniennes, voir ibidem, p.238-239.

[3voir REICHELT, Karl Ludvig, Truth and tradition in chinese buddhism, translated from the Norwegian, Shanghai, 1927, p.131-132.

  • Pour la critique de cette position, voir LUBAC (de), Henri, Aspects du Bouddhisme,..,op. cit., p.228.

Concernant la stèle chrétienne de Xi’An, rédigée en 781 et redécouverte en 1625, Lubac y voit l’influence de l’amidisme sur l’expression chrétienne plutôt que l’inverse (voir p.232-233).
Yves Raguin rejoint la conclusion de de Lubac dans son article « La stèle de Xi’an » (cf. « Le monde de la Bible » n°119, mai-juin 1999, p.82-83).
Plus récemment, Pas consacre un paragraphe entier à la relation entre Shandao et le christianisme nestorien ; Pas cite en particulier le livre de de Lubac, dont il rejoint les conclusions : les nestoriens auraient emprunté aux bouddhistes plutôt que l’inverse (cf. PAS, Julian F., Visions of Sukhavati : Shan-Tao’s Commentary on the Kuan Wu-Liang Shou-Fo Ching ; Paperback ; 1995, p.315-318).

[4D’après Pas, « un des premiers Bouddha à avoir fait l’objet d’un culte personnel semble avoir été Akshobya, avec son Bouddha ksetra (royaume de Buddha) Abhirati ».
Nous traduisons de l’anglais : PAS, Julian F., Visions of Sukhavati, op. cit., p .29

[5Les références à Amida et à sa Terre Pure sont les suivantes :

  • le chapitre VII du Sutra du Lotus présente Amida comme l’un des deux Bouddha de l’ouest : 西方二佛。一名阿彌陀。(T.9,262,25c1) ;
  • le chapitre XXIII (chin.) XXII (sc.) assure que l’être féminin qui aura entendu ce chapitre pendant les 500 ans après la disparition du Buddha Sakyamuni, ira renaître dans la Terre de Paix et Félicité où vit le bienheureux Amida :即往安樂世界阿彌陀佛 (T.9,262,54c2) ;
  • au chapitre XXV (chin.) / XXIV (sc.), la version sanscrite consacre quatre stances au Buddha Amitabha, absentes de la version chinoise ; ces stances associent le Bodhisattva Avalokitesvara au Guide Amitabha dans la terre Sukhavati, l’univers pur : « A l’occident, là où se trouve Sukhavatî, cet univers pur qui est une mine de bonheur, est établi le Guide [des hommes] Amitâbha, qui dirige les créatures comme un cocher. Là, il ne naît pas de femmes ; là, les lois de l’union des sexes sont absolument inconnues ; là les fils du Djina (vainqueur), mis au monde par des transformations surnaturelles, paraissent assis au centre de purs lotus » (Le Lotus de la Bonne Loi, traduit du sanscrit par M. E. Burnouf, Tome 1, Traduction et notes, Maisonneuve Frères, Paris, Nouvelle édition, 1925 [1° édition de 1852], p.267 st.29-32)

[6La « prédiction » précise le nom de la Terre Pure du futur Bouddha, ses types d’habitants, ses ornements.
Elle précise aussi :

  1. la durée et le contenu de la carrière du Bodhisattva futur Bouddha ;
  2. le nom du futur Tathâgata ainsi que ses titres ;
  3. le nom et les caractéristiques du Kalpa où apparaîtra le Tathâgata  ;
  4. les caractéristiques de la Loi enseignée par le Tathâgata (durée de la Loi du vivant du Tathâgata ; après son entrée dans le Nirvâna complet, durée de la Loi dans son état de « bonne Loi » ; puis durée de la Loi dans son état d’ « image de la Loi » quand « la « bonne Loi » est épuisée) ;
  5. la mention des Bodhisattva qui relaieront l’action du Tathâgata.

Voir par exemple la prédiction à Shariputra dans : Le Sûtra du Lotus, traduit du chinois par J.N. Robert, Fayard, 2002, p.97-98.
[Robert traduit 記par « annonciation », annonciation qui est donnée 授 et reçue 受 ; d’autres traducteurs parlent aussi de « prophétie ». Ces deux traductions présentent le défaut de renvoyer directement à la tradition biblique, étrangère au bouddhisme] : « ton royaume 國 aura nom Immaculé, à la terre 土 unie 正, pure 清淨, ornée 嚴飾 pacifique, prospère 平 ; » (ibidem, p.97).
Robert traduit : 國名離垢。其土平正清淨嚴飾。(T.9,262,11b21)

[7Il faudrait articuler ici un point de vue de vérité absolue, qui dit l’identité foncière de tous les Bouddha entre eux.
Mais, comme le dit « Nagarjuna »,

« Quand on expose la Loi, il faut procéder par ordre ; il est impossible de parler de tout à la fois »

. (Le traité de la Grande Vertu de Sagesse de Nāgārjuna (mahâprajñâpâramitâsastra), traduit du chinois par É. Lamotte, Tome IV, Université de Louvain, 1976, p.1801)

[8Voir Soûtra de la liberté inconcevable - Les enseignements de Vimalakîrti, traduit du chinois par Patrick Carré, Fayard, 2000, p.25-29 :

« le Bodhisattva qui veut conquérir une Terre Pure doit purifier son esprit ; quand son esprit est pur, sa terre de bouddha est pure. »

ibidem, p.28.
Carré traduit : 若菩薩欲得淨土當淨其心。隨其心淨則佛土淨(T.14,475,538c5).
Nous avons déjà cité ce passage plus haut.
Signalons pour mémoire que Vimalakirtinirdesa fait référence explicitement au Buddha Amida 阿彌陀佛 au chapitre 7, à côté d’autres Bouddha dont Sakyamuni (cf. T.14,475,548b16).

[9

« L’univers du Bouddha Amitâbha n’est pas semblable à l’univers Padmavati. Pourquoi ? Bien que le Bouddha [Lokesvararaja] eût conduit le bhiksu Fa tsi (Dharmàkara) dans les dix régions pour contempler les univers purs, les qualités et la force de ce bhiksu étaient [trop] faibles et il ne put pas apercevoir les univers suprêmement purs. »

(MPPS, traduit du chinois par É. Lamotte, Tome I, chapitres I-XV, Université de Louvain, 1944, p.601).
Lamotte traduit : 阿彌陀佛世界不如華積世界。何以故。法積比丘佛雖將至十方觀清淨世界。功徳力薄不能得見上妙清淨世界。(T.25,1509,134b7-9)

[10Le MPPS distingue trois types de « champs de Buddha » 佛世界 :

  1. les purs 淨,
  2. les impurs 不淨
  3. et les mixtes 雜.

Cf. Tome V, p.2228-2229 traduisant :諸佛世界種種有淨不淨有雜。(T.25,1509,302b16)

Comme autres références à Amida et à sa Terre Pure, citons :
Tome I, p.556 (T.25,1509,127a10) relatant l’apparition d’Amida et de sa suite à un moine mourant qui avait récité le « sutra du Buddha Amida » 阿彌陀佛經 (il doit s’agir du Sutra court)
Tome V, p.2228 (T.25,1509,302b14) à propos de la longévité et du rayonnement d’Amida
Tome V, p.2308, (T.25,1509,309a3) qui nomme Amida comme « Bodhisattva (sic) de Lumière infinie » : 無量光菩薩
Tome V, p.2335, (T.25,1509,311c13-14), qui décrit le Samgha d’Amida comme une communauté « mixte » 雜以爲僧, avec peu de Sravaka et beaucoup de Bodhisattva. [Aparte : bien que le MPPS ne fasse pas le lien, on peut rapprocher la mixité 雜 du Samgha avec la mixité 雜 du « champ de Bouddha » d’Amida vue au début de cette note : parce qu’il n’est pas totalement pur (selon le MPPS), le champ de Bouddha d’Amida peut accueillir les Sravaka qui ne peuvent naître dans les champs purs
– nous verrons plus loin que Shandao tient une autre position : pour lui, la Terre Pure du Bouddha Amida est entièrement pure ET elle peut accueillir les Sravaka.]
- Voir infra pour d’autres références dans le MPPS.
Rappelons que, Lamotte n’ayant pas traduit l’ensemble du MPPS, notre liste de références ne peut prétendre à l’exhaustivité.

[11« En outre le Bodhisattva se plaît toujours à commémorer le Bouddha. Quand il abandonne un corps pour en assumer un autre, il obtient toujours de rencontrer les Bouddha.(…)
Enfin le Bodhisattva pratique toujours excellemment la Concentration de la commémoration des Bouddha : c’est pourquoi, partout où il renaît, il rencontre toujours les Bouddha ». (MPPS, Tome IV, p.1926).
Lamotte traduit : 復次菩薩常愛樂念佛故。捨身受身恒得値佛。復次菩薩常善修念佛三昧因縁故。所生常値諸佛。(T.25,1509,276a13.18)

[12« Ceux qui voient le corps du Bouddha en oublient les cinq objets de la jouissance du monde et ne se souviennent plus de rien ». (MPPS Tome III, p.1348-1349).
Lamotte traduit :見佛身者忘世五欲萬事不憶。(T,25,1509,220a5).

[13Cf. MPPS, Tome II, p.642. Le sutra de la Contemplation cite les six « réminiscences » (trad. Eracle) « commémorations » (trad. Lamotte) comme une des pratiques de ceux du sommet du niveau supérieur : 三者修行六念(T.12,365,344c16).

Un peu plus loin, le MPPS parle de huit et non plus six commémorations :

« Par le Bodhisattva doivent être cultivées : 1. la commémoration du Bouddha (Buddhanusmrti), 2. la commémoration de la Loi (dharmanusmrti), 3. la commémoration de la Communauté (samghanusmrti), 4. la commémoration de la moralité (silanusmrti), 5. la commémoration de l’abandon (tyàganusmrti), 6. la commémoration des divinités (devatanusmti), 7. la commémoration de l’inspiration et de l’expiration (anapanasmrti) 8. la commémoration de la mort ( rnarananusmrti ) ».

(MPPS Tome III, p.1334).
Lamotte traduit : 念佛念法念僧念戒念捨念天念入出息念死。(T.25,1509,218c22)].

Le MPPS cite le Pratyutpannasamàdhi sutra 般舟三昧 pour affirmer que le pratiquant de la « Concentration de la commémoration du Bouddha » 念佛三昧 [[ Le MPPS définit ainsi le Buddhanusmrtisamadhi  :
« L’objet du Buddhanusmrtisamadhi, ce sont les qualités et la force magique mises en œuvre par les Bouddha du triple temps et des dix régions, et tous les Bouddha en général durant l’espace de temps allant de leur première production de la pensée de la Bodhi jusqu’à la disparition de leur Bonne Loi. » (Tome III, p. 1383).
Pour le chinois, voir T.25,1509,223b18-19.

[14« Le Bodhisattva entré dans cette concentration (samadhi) vit le Buddha Amita et demanda à ce Bouddha : ‘Par quelle cause-et-condition karmique, obtient-on de naître dans ce champ-là (ksetra) ? ‘.
— Le Bouddha lui répondit : ’Fils de famille, en pratiquant toujours la Concentration de la commémoration du Bouddha et en y songeant sans relâche, on obtient de naître en mon champ’ (MPPS Tome IV p.1927).
Lamotte traduit : 菩薩入是三昧。即見阿彌陀佛。便問其佛何業因縁故得生彼國。佛即答言。善男子。以常修念佛三昧憶念不廢故得生我國。T.25,1509,276a20-22

[15« Est obtenue par la rétribution celle [la commémoration du Bouddha Buddhanusmrti 念佛] du champ du Bouddha Wou-leang-cheou (Amitayus) ; les hommes qui y naissent commémorent spontanément (svarasena) le Bouddha » (MPPS Tome III, p.1361).
Lamotte traduit : 果報得者如無量壽佛國。人生便自然能念佛。(T.25,1509,221b8).

[16MPPS Tome 1 p.414. Pour le chinois, voir T.25,1509,109a22

[17Ennin a rapporté cette pratique du mont Wu-tai de Chine en 847. Cf. GIRA Dennis A., Le sens de la conversion, op. cit., p.55.
Signalons que de nos jours, une école Zen, l’école Ôbaku, combine des pratiques du nembutsu aux pratiques Zen.


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