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La place du corps dans l’anthropologie chrétienne : une anthropologie dualiste ?

jeudi 11 juin 2015 par Phap

Voir aussi :


Les citations de la Bible proviennent de la TOB (Traduction œcuménique biblique).


Table des matières


1§. Les religions qui promettent l’immortalité doivent répondre à l’évidence sensible du corps privé de vie des morts qui contredit leur promesse.
Les religions puiseront dans leurs ressources propres pour y répondre.
Quelle sera la réponse du christianisme, et quelles ressources utilise-t-il ?


1. Les ressources grecques et bibliques

2§. La réponse philosophique des Grecs à la question de l’immortalité repose sur un dualisme entre deux réalités hétérogènes, l’une corruptible, l’autre incorruptible. L’être humain résulte de leur synthèse, plus ou moins stable selon les options :

  • option idéaliste : le dualisme est strict, la synthèse résultant d’un accident, d’une anomalie qui n’aurait pas dû se produire ou du moins qui est regrettable – c’est sans doute le modèle pythagoricien et son fameux soma sema, "corps - tombeau" [1]. La synthèse s’apparente ici à une juxtaposition de deux éléments étanches l’un à l’autre, comme une émulsion d’huile et d’eau.
  • option réaliste : le dualisme est mitigé, la synthèse étant essentielle et non plus accidentelle : la forme (morphe) – éternelle - cherche la matière (hylé) – corruptible - pour se réaliser dans le monde, tandis que la matière aspire à être « in-formée ». On aura reconnu la théorie aristotélicienne de l’hylémorphisme. L’image serait celle de la mayonnaise.

3§. La réponse dans ce que les chrétiens appellent l’Ancien testament ne s’exprime pas dans le régime sapientiel grec mais dans le régime religieux juif.
4§. Il ne s’agit pas de deux réalités relevant toutes deux de la nécessité et jouant dans le même espace : l’incorruptibilité opposée à la corruptibilité, le cosmos supra-lunaire opposé au cosmos infra-lunaire.
L’opposition en régime biblique repose sur la vie opposée à la mort, mais avec une dissymétrie fondamentale qui empêche le dualisme philosophique : sur l’échelle chronologique du monde dessinée par la Bible, la vie a précédé la mort et lui survivra si l’on peut dire.
Cette dissymétrie résulte d’une histoire mouvementée de confiance / défiance entre l’homme et l’autre acteur majeur de la Bible, celui qu’elle appelle Dieu : la vie de l’homme et de tous les êtres vivants provient de Dieu qui donne gracieusement l’haleine de vie, elle fait partie du plan divin de déploiement du cosmos, de la création, tandis que la mort, qui n’a pas été voulue par Dieu, a été introduite dans le cosmos par la désobéissance d’un homme que la Bible appelle Adam.

5§. Alors que la philosophie grecque raisonnait en termes de nécessité logique et d’éléments naturels, la foi biblique raconte une histoire (story) où priment l’affectif, le relationnel entre deux subjectivités, l’homme et Dieu. « Voici que je mets devant toi vie et mort. Choisis la vie » dit Dieu dans l’Ancien testament [2]
« Tu as devant toi l’arbre de la vie au centre, et à côté – pas au centre donc – l’arbre de la connaissance. Mange de l’un et des autres, à l’exception de ce seul dernier que je t’interdis, et tu vivras ».

6§. La tension dramatique s’installe à partir de cette injonction qui présuppose la liberté de l’homme : l’homme va-t-il obéir et vivre ou désobéir et mourir ? Son partenaire, Dieu, va-t-il l’abandonner à la mort ? Qui restera fidèle ? La fidélité l’emportera-t-elle sur le refus et la défiance ?
La question est ici de savoir si l’être humain obéira ou non : obéir à Dieu, c’est vivre, désobéir à Dieu, c’est mourir parce qu’on se coupe de celui qui est la vie et qui la donne, qui l’insuffle plus exactement.
Nous n’évoluons pas dans le régime sapientiel supra-historique mais dans le régime inter-subjectif et intra-historique.

7§. Si l’anthropologie biblique évite le dualisme philosophique entre matériel et immatériel, corruptible et incorruptible, corps et esprit / âme (nous psyché en grec) elle n’est pas totalement exempte de la pensée dualiste, nous semble-t-il.
Nous nous référons au second récit de la création, qui montre un homme composé de deux réalités hétérogènes :

  • la terre mouillée par l’eau qui monte d’elle, l’argile, la glaise d’un côté,
  • le souffle (neshama en hébreu) insufflé par Dieu dans les narines de l’homme de l’autre.

Il y a le corps inanimé, réceptacle, vase façonné par Dieu, coquille vide qui ne devient corps animé que quand elle est habitée par l’haleine de vie insufflée par Dieu : l’animation, la vie lui est conférée de surcroît de l’extérieur, elle ne vient pas de la terre, elle n’est pas matérielle mais immatérielle, céleste, souffle, vent, pneuma en grec, qui vient de Dieu et qui appartient à Dieu.

8§. Plus loin, la Bible dira que le souffle est dans le sang, ce sang qui ne doit pas être consommé car « le sang, c’est la vie, et la vie appartient à Dieu » alors que la chair saignée, vidée de son sang, est consommable.
On retrouve ici encore le dualisme du second récit de création de l’homme dans Genèse.
A la mort, introduite après coup par l’acte de défiance d’Adam et Ève, le corps animé redevient corps inanimé et retourne à la poussière, à la glaise dont il a été tiré – rien n’est dit sur le souffle, mais il ne retourne sans doute pas à la terre.

8.1§. Cela dit, l’anthropologie biblique est plus duelle que dualiste, dans la mesure où ce qui fait sens est le résultat des deux réalités, le corps de glaise et le souffle véhiculé par le sang. En ce sens, elle présente des affinités avec l’anthropologie aristotélicienne, affinités qui permettront à Thomas d’Aquin au treizième siècle de "baptiser" cette dernière.

8.2§. Notons que le premier récit dans Genèse dit une création, dont l’homme, suscitée par la parole divine, celle-ci faisant advenir les êtres et les bénissant. Il ne s’agit donc d’un façonnage à la manière du potier, mais d’une énonciation.
Le premier récit ne mentionne pas l’union d’une partie matérielle et d’une partie immatérielle pour créer l’homme, l’homme est situé dans un monde corporel béni par la fécondité, il en fait partie et il ne s’en détache que par une bénédiction spéciale, sachant que cette bénédiction l’appelle à s’investir dans ce monde et non à en sortir.

8.3§. Si dualisme il y a, il ne passe pas par une distinction qui jouerait à l’intérieur de la condition humaine mais par une distinction entre l’ordre du créé et l’ordre du Créateur. En ce sens, si le second récit distingue à l’intérieur de l’homme la partie terrestre (la glaise façonnée) et la partie spirituelle (le souffle, l’haleine de vie), lui aussi considère que l’une et l’autre sont subordonnées au vouloir et à l’agir de celui que la Bible appelle Dieu.

- Nous avions rapproché le second récit du "dualisme mitigé" d’Aristote. Le premier récit présente plutôt des analogies avec le "dualisme intégral" de Platon qui mettait un gouffre infranchissable, une discontinuité ontologique entre les étants et l’être [3]

8.4§. La question biblique ne sera donc pas tant le passage du monde sensible au monde intelligible que la communication entre les deux ordres, l’ordre du créé et l’ordre de l’incréé, l’homme devant rendre compte à Dieu pour la vie, la sienne et celle de ce monde, vie donnée par Dieu et confiée à l’homme : la question joue dans le registre éthique de la justice et non dans le registre de la connaissance, de la gnose.
L’accomplissement, la perfection, sera alors un monde juste, c’est-à-dire un monde entièrement accordé à la volonté divine, lui rendant son dû, à savoir la reconnaissance, la louange qui montent d’une terre cultivée par l’homme dans la paix et la justice : les chrétiens parleront ici du Royaume de Dieu.


2. Les emprunts à la philosophie grecque

9§. Le prestige de la philosophie grecque n’a pas manqué d’influencer les penseurs juifs. On peut penser à Philon d’Alexandrie (-25 av. JC - +50 apr. JC), mais aussi à la Septante, la traduction grecque de la Bible. Cette traduction aurait été écrite en Alexandrie (Égypte) vers -270 avant Jésus-Christ. Elle propose en particulier un texte sapientiel, la Sagesse justement, qui ne figure pas dans le canon juif des Écritures.

10§. On y trouve en particulier la phrase suivante, qui consonne avec l’idéalisme platonicien :

« Le corps soma , soumis à la corruption, alourdit l’âme psyché , l’enveloppe de terre est un fardeau pour l’esprit nous sollicité en tous sens » [4]

Ne majorons cependant pas l’influence de l’emprunt grec : la phrase fait partie d’une prière de Salomon adressée à Dieu pour qu’il lui donne la Sagesse – la sofia grecque, qui apparaît comme l’assistante de Dieu dans l’acte de création : l’emprunt grec joue de manière secondaire dans une théologie biblique classique.

11§. Les premiers chrétiens continueront cette œuvre d’acclimatation et de reprise de la philosophie grecque dans le terreau de la foi biblique [5] : le Logos immanent au monde phénoménal et qui lui donne sa cohérence devient, dans le prologue de l’Évangile de Jean, le Logos transcendant, le "Verbe" (traduction française du grec Logos) éternellement tourné vers Dieu, et même éternellement Dieu. C’est seulement dans un second temps qu’il devient celui en qui tout est créé, se confondant alors avec le Logos immanent au cosmos de la philosophie grecque.

12§. Le prologue n’en reste pas à ces considérations a-temporelles puisqu’il affirme la venue du Logos, du Verbe dans la chair – sarx – en la situant temporellement en relation avec un personnage contemporain, Jean le Baptiste, et en lui donnant le nom d’un autre personnage de cette époque, Jésus Christ.


3. Mourir et ressusciter à la suite du Christ

13§. En tant qu’elle est la chair des hommes enfermés dans leur désobéissance structurelle envers Dieu, la chair devient le lieu des « passions pécheresses » qui fructifient pour la mort [6], des « convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme - psyché –«  [7] et empêchent de faire les œuvres bonnes qui plaisent à Dieu [8].

13§. À cette condition humaine commune, à cette « chair de péché » [9], Paul oppose la chair du Christ comme lieu du déploiement du salut par le « moyen de la croix », salut qui se décline comme une réconciliation horizontale (entre Grecs et juifs) et verticale (entre les hommes de toutes les nations et Dieu) [10].

14§. Pour Paul, le Christ, en ayant assumé la condition humaine dans son entièreté et dans son intégrité – autrement dit, une condition humaine étanche au péché, sans la porosité au péché commun aux hommes depuis le premier homme – rend possible la transformation du corps « psychique » en grec, « animé » en latin – corps corruptible qui retournera à la terre dont il est tiré – au corps « pneumatique » en grec, « spirituel » en latin, corps incorruptible appelé à passer au Ciel, à entrer dans l’intimité divine.
Le catalyseur de cette transformation est le Christ, dans son incarnation et sa passion : parce que Jésus Christ, le second Adam, vient du ciel, à la différence du premier Adam qui vient du sol, il peut inaugurer le passage, le frayage du corps « psychique » au corps « pneumatique » de ceux qui adhèrent à lui [11].

[15§. Ce passage consiste-t-il en une reprise du premier corps dans le second ou bien le corps « pneumatique » est-il sans rapport avec le corps « psychique » ? Le corps « psychique » est-il juste un manteau qu’on enlève pour en mettre un autre sans aucun rapport avec le précédent, si ce n’est que les deux sont faits à la mesure du corps qu’ils habillent tous deux [12] ?
Paul dit la mort comme passage de l’un à l’autre, suivie de l’action divine qui suscite le nouveau corps, mais, selon nous, il s’intéresse moins au corps historique de Jésus, celui que les apôtres "historiques" ont connu mais sans doute pas lui, qu’au corps méta-, trans-, supra- historique du Christ ressuscité que Paul a rencontré sur le chemin de Damas.

15.1§. Cela dit, Paul dit qu’il n’a voulu connaître que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié [13] : le Christ ressuscité est celui qui est né d’une femme sous la Torah, qui a vécu, est mort sur la croix, et ce qui est advenu à ce corps n’est pas anecdotique mais au contraire fondamental, principiel.

15.2§. Cette continuité entre le corps vivant du Christ avant et après la mise à mort sur la croix est justement ce qui a posé problème aux Athéniens dans le discours de Paul devant l’Aréopage :

Au mot de « résurrection des morts », les uns se moquaient, d’autres déclarèrent : « Nous t’entendrons là-dessus une autre fois. » [14]

La pensée dualiste corps - esprit ne percevait sans doute ni la possibilité ni la nécessité que le corps corruptible passe lui aussi du côté de l’immortalité ( conception grecque), de la vie éternelle (conception biblique).]

16§. Pour l’homme pécheur, la réconciliation passe par une mort à la chair de péché, assimilée à une circoncision du corps charnel lors du baptême, lieu de passage du corps charnel au corps spirituel.
Le baptisé, uni au Christ dans la foi, vit dans le baptême l’événement pascal de la mort et de la résurrection du Christ, la mort le dépouillant du « corps de péché », la résurrection le faisant vivre d’un corps animé de l’Esprit saint – du souffle divin [15].

17§. Apparemment, la perversion qui affecte la chair et la rend poreuse au péché ne peut être évacuée que par le passage par la mort de l’homme pécheur ; la mort le dépouille de ce vêtement qu’est la chair de péché, d’où les images liées à l’acier coupant (circoncision), perçant (crucifixion [16]). Il s’agit de se libérer de ce corps de mort dans la foi au Christ qui est mort pour nos péchés [17].

18§. Cette mort doit s’entendre dans le sens sacramentaire (plus fort que le sens symbolique) du baptême, elle est à entendre comme une participation dans la foi à l’événement de la croix, mort ET résurrection du Christ : la participation à la mort du Christ produit la mort au péché tandis que la participation à la résurrection du Christ fait entrer dans la vie divine, rendue enfin possible – enfin tenable – pour l’homme : il lui est désormais possible de faire la volonté de Dieu dans un corps devenu le temple de l’Esprit et qui donc ne lui appartient plus mais appartient à Dieu [18].


© esperer-isshoni.info, juin 2015

[1Platon maintient la séparation entre le monde idéel et le monde sensible, en les articulant : le monde idéel est décliné paradigmatiquement dans le monde sensible. Ce dernier est comme un monde de projections sans réelle consistance des idées éternelles inaccessibles aux sens.

[2appellation donnée par les chrétiens

[3le Souverain Bien au-delà de la ligne des étants - epekeina tes ousias dans Rép. 509 b
Ajout de juillet 2015

[4Sag 9,15

[5oeuvre qui s’apparente à une OPA, nous semble-t-il.

[6Rom 7,5 :

En effet, quand nous étions dans la chair, les passions pécheresses, se servant de la loi, agissaient en nos membres, afin que nous portions des fruits pour la mort.

. Voir aussi Gal 5,17 ; 19-21 qui parlent des passions et des désirs de la chair.

Galates 5,17 Car la chair, en ses désirs, s’oppose à l’Esprit, et l’Esprit à la chair ; entre eux, c’est l’antagonisme ; aussi ne faites-vous pas ce que vous voulez.
Galates 5,19-21 19 On les connaît, les œuvres de la chair : libertinage, impureté, débauche, 20 idolâtrie, magie, haines, discorde, jalousie, emportements, rivalités, dissensions, factions, 21 envie, beuveries, ripailles et autres choses semblables ; leurs auteurs, je vous en préviens, comme je l’ai déjà dit, n’hériteront pas du Royaume de Dieu.

Voir 1 Jn 2,15-17 : la convoitise du monde passera avec lui, elle est appelée à disparaître avec lui

[71 P 2,11

[8Rom 8,5-9

5 En effet, sous l’empire de la chair, on tend à ce qui est charnel, mais sous l’empire de l’Esprit, on tend à ce qui est spirituel : 6 la chair tend à la mort, mais l’Esprit tend à la vie et à la paix. 7 Car le mouvement de la chair est révolte contre Dieu ; elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; elle ne le peut même pas. 8 Sous l’empire de la chair on ne peut plaire à Dieu. 9 Or vous, vous n’êtes pas sous l’empire de la chair, mais de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, il ne lui appartient pas.

[9Rom 8,3

[10Éph 2,14-18 :

14 C’est lui, en effet, qui est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation : la haine. 15 Il a aboli la loi et ses commandements avec leurs observances. Il a voulu ainsi, à partir du Juif et du païen, créer en lui un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16 et les réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps, au moyen de la croix : là, il a tué la haine.
17 Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient proches. 18 Et c’est grâce à lui que les uns et les autres, dans un seul Esprit, nous avons l’accès auprès du Père.

Hébreux 2,14-18

14 Ainsi donc, puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi, pareillement, partagea la même condition, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable,
15 et de délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. 16 Car ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la descendance d’Abraham. 17 Aussi devait-il en tous points se faire semblable à ses frères, afin de devenir un grand prêtre miséricordieux en même temps qu’accrédité auprès de Dieu pour effacer les péchés du peuple. 18 Car puisqu’il a souffert lui-même l’épreuve, il est en mesure de porter secours à ceux qui sont éprouvés.

[111 Corinthiens 15,35-49

35 Mais, dira-t-on, comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quel corps reviennent-ils ?
36 Insensé ! Toi, ce que tu sèmes ne prend vie qu’à condition de mourir. 37 Et ce que tu sèmes n’est pas la plante qui doit naître, mais un grain nu, de blé ou d’autre chose. 38 Puis Dieu lui donne corps, comme il le veut et à chaque semence de façon particulière.

39 Aucune chair n’est identique à une autre : il y a une différence entre celle des hommes, des bêtes, des oiseaux, des poissons. 40 Il y a des corps célestes et des corps terrestres, et ils n’ont pas le même éclat ; 41 autre est l’éclat du soleil, autre celui de la lune, autre celui des étoiles ; une étoile même diffère en éclat d’une autre étoile.

42 Il en est ainsi pour la résurrection des morts : semé corruptible, on ressuscite incorruptible ; 43 semé méprisable, on ressuscite dans la gloire ; semé dans la faiblesse, on ressuscite plein de force ;
44 semé corps animal, on ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel.
45 C’est ainsi qu’il est écrit : le premier homme Adam fut un être animal doué de vie, le dernier Adam est un être spirituel donnant la vie.
46 Mais ce qui est premier, c’est l’être animal, ce n’est pas l’être spirituel ; il vient ensuite. 47 Le premier homme tiré de la terre est terrestre. Le second homme, lui, vient du ciel.
48 Tel a été l’homme terrestre, tels sont aussi les terrestres, et tel est l’homme céleste, tels seront les célestes. 49 Et de même que nous avons été à l’image de l’homme terrestre, nous serons aussi à l’image de l’homme céleste.

[12Éphesiens 4,22-24 semble dire qu’on passe d’un manteau à l’autre, si l’on considère que le terme "homme" désigne le corps : on se dépouille du vieil homme pour revêtir l’homme nouveau :

22 il vous faut, renonçant à votre existence passée, vous dépouiller du vieil homme qui se corrompt sous l’effet des convoitises trompeuses ; 23 il vous faut être renouvelés par la transformation spirituelle de votre intelligence 24 et revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté qui viennent de la vérité.

[131 Cor 2,2

[14Actes des apôtres 17,32

[15Col 2,11-12

11 En lui vous avez été circoncis d’une circoncision où la main de l’homme n’est pour rien et qui vous a dépouillés du corps charnel, telle est la circoncision du Christ. 12 Ensevelis avec lui dans le baptême, avec lui encore vous avez été ressuscités puisque vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité des morts.

[16Paul parle aussi de la crucifixion de la chair pour ceux qui sont au Christ en Gal 5,24.

[17Rom 7,24-25

[18Galates 2:20

je vis, mais ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi. Car ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi.


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