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Bouddhisme populaire au Japon - Quand un bodhisattva protège les "enfants de l’eau"

mardi 23 juin 2015 par Phap

Table des matières


1§. L’article décrit un hymne populaire japonais adressé au bodhisattva  [1] Jizô, dans sa fonction de protecteur des "enfants de l’eau" 水子 mizu kô, enfants non nés du fait d’avortements, de fausses couches ou morts en bas âge.
À notre avis, cet hymne touche particulièrement les parents qui ont perdu un enfant jeune, que ces parents soient bouddhistes ou non, japonais ou non.

2§. On peut ressentir les diverses émotions qui animent cet hymne. Au-delà de l’immédiateté de l’émotion, il faut cependant faire un effort de compréhension pour entrapercevoir comment l’hymne résonne dans un cœur japonais, dans la mesure où l’hymne fait appel à des notions bouddhistes et aussi à des traditions spécifiquement japonaises.

3§. Nous proposons une version trilingue de l’hymne, précédée par un bref parcours historique et une bibliographie.
En conclusion, nous proposerons une relecture personnelle.


1.Comment Jizô est devenu le protecteur des "enfants de l’eau"

4§. Jizô est la prononciation japonaise du chinois 地蔵 Dizang qui traduit le sanskrit : Ksitigarbha (littéralement, "terre - matrice").
Nous ne ferons pas l’histoire scientifique de l’apparition de ce bodhisattva ni celle de la diffusion de son culte. Nous nous intéressons ici à la ferveur populaire qu’il suscite au Japon encore maintenant.

5§. Cette ferveur est nourrie par la fonction de Jizô, liée à son vœu spécifique : il a fait le vœu d’intervenir pour aider les êtres souffrants, où qu’ils se trouvent dans les six destinées [2].
Aussi les familles bouddhistes le prient-elles pour aller secourir les défunts dans les destinées mauvaises (les enfers, les esprits affamés, les animaux).

6§. Cette fonction comportait aussi le secours aux "enfants de l’eau".
Ceux-ci, selon une analyse bouddhiste commune au Japon [3] souffraient dans un lieu intermédiaire entre les enfers [4] et le monde des vivants : les Japonais appellent cet endroit "la berge de la rivière Sai", さいの河原 Sai-no-kawara [5].

7§. L’hymne précise (au § 6) que la situation pénible de ces enfants est méritée : en mourant, ils ont provoqué le chagrin de leurs parents et ils en reçoivent la rétribution.

8§. Dans un manga suggestif acheté chez un bouquiniste à Kyôto, nous avons trouvé la précision suivante : les enfants reçoivent la rétribution de leur manque de piété filiale 親不孝 ayafukô  [6].
Effectivement, la faute est double :

  • ils causent du tourment à leurs parents, et
  • ils ne pourront pas effectuer les rites de vénération des ancêtres en faveur de leurs parents lorsque ces derniers mourront [7]

9§. Dans les années 1970, toujours au Japon, les "enfants de l’eau" se sont multipliés du fait de l’accroissement des avortements. Les demandes de rituels liés à Jizô ont alors augmenté, ainsi que les demandes de statues votives en forme de Jizô.


2. L’hymne à Jizô - 地藏和讚 Jizô wasan

§ Japonais [8] Anglais [9] Français [10]
1. これはこの世のことならず
死出の山路の裾野なる
さいの河原の物語
聞くにつけても哀れなり
“Not of this world is the story of sorrow. The story of the Sai-no-Kawara, At the roots of the Mountain of Shide ; Not of this world is the tale ; yet ’tis most pitiful to hear. L’histoire qui va suivre ne se passe pas dans notre monde. L’histoire de Sai-no-kawara [11] se déroule au pied du chemin de la montagne de la mort. Écoutez cette histoire avec attention, et vous serez rempli(e) de pitié.
2. 二つや三つや四つ五つ
十にも足らぬおさなごが
父恋し母恋し
恋し恋しと泣く声は
この世の声とは事変わり
悲しさ骨身を通すなり
For together in the Sai-no-Kawara are assembled Children of tender age in multitude, Infants but two or three years old, Infants of four or five, infants of less than ten : In the Sai-no-Kawara are they gathered together. And the voice of their longing for their parents, The voice of their crying for their mothers and their fathers “Chichi koishi ! Haha koishi !" – Is never as the voice of the crying of children in this world, But a crying so pitiful to hear That the sound of it would pierce through flesh and bone. Voilà des enfants en bas âge, deux, trois, quatre, cinq ans, ils ont tous moins de dix ans. « Je veux mon papa, je veux ma maman » [12], leurs voix remplies de larme disent leur besoin d’affection. On n’entend pas cela dans notre monde, la tristesse qui en provient transperce les os et la chair.
3. かのみどりごの所作として
河原の石をとり集め
これにて回向の塔を組む
And sorrowful indeed the task which they perform. Gathering the stones of the bed of the river, Therewith to heap the tower of prayers. Que font ces enfants ? Ils rassemblent des pierres sur la berge, puis ils s’en servent pour assembler des « pagodes votives »
4. 一重組んでは父のため
二重組んでは母のため
三重組んではふるさとの
兄弟我身と回向して
昼は独りで遊べども
日も入り相いのその頃は
地獄の鬼が現れて [13]
Saying prayers for the happiness of father, they heap the first tower ; Saying prayers for the happiness of mother, they heap the second tower ; Saying prayers for their brothers, their sisters, and all whom they loved at home, they heap the third tower. Such, by day, are their pitiful diversions. But ever as the sun begins to sink below the horizon, Then do the Oni, the demons of the hells, appear, And say to them : Ils posent la première pierre à l’intention de leur père ; la deuxième pierre, ils la posent pour leur mère ; la troisième pierre, ils la posent pour leurs frères au village. La journée s’avance, la lumière commence à baisser. Apparaît alors un démon sorti des enfers.
5. やれ汝らは何をする
娑婆に残りし父母は
追善供養の勤めなく
What is this that you do here ? Lo ! your parents still living in the Shaba-world Take no thought of pious offering or holy work “Allez, que faites-vous là ? Vos pères et mères sont encore du côté du monde des vivants [14]
6. (ただ明け暮れの嘆きには)
(酷や可哀や不憫やと)
親の嘆きは汝らの
苦患を受くる種となる
They do nought but mourn for you from the morning unto the evening. Oh, how pitiful ! alas ! how unmerciful ! Verily the cause of the pains that you suffer Is only the mourning, the lamentation of your parents. (Matin et soi, vos parents se lamentent. Spectacle affligeant, terrible et pitoyable). Voilà l’origine des tourments que vous endurez : le chagrin de vos parents.
7. 我を恨むる事なかれと
くろがねの棒をのべ
積みたる塔を押し崩す
And saying also, "Blame never us !" The demons cast down the heaped-up towers, They dash the stones down with their clubs of iron. Ne nous en veuillez pas !” [15]. Balayant tout de sa barre de fer, il fracasse les tours que les enfants avaient accumulées.
8. その時能化の地蔵尊
ゆるぎ出てさせたまいつつ
But lo ! the teacher Jizo appears. All gently he comes, and says to the weeping infants : A ce moment-là, le Vénéré Jizô, expert en métamorphoses, se manifeste, avançant avec sérénité.
9. 汝ら命短かくて
冥土の旅に来るなり
娑婆と冥土はほど遠し
我を冥土の父母と
思うて明け暮れ頼めよと
幼き者を御衣の 
もすその内にかき入れて
哀れみたまうぞ有難き
Be not afraid, dears ! be never fearful ! Poor little souls, your lives were brief indeed ! Too soon you were forced to make the weary journey to the Meido The long journey to the region of the dead ! Trust to me ! I am your father and mother in the Meido, Father of all children in the region of the dead And he folds the skirt of his shining robe about them ; So graciously takes he pity on the infants. « Votre vie a été courte, ensuite le temps est venu pour vous du voyage vers le pays de l’ombre [16]. Qu’elle est grande, la distance entre le monde des vivants [17] et celui des morts !
Je vous en prie, dans ce monde des morts, considérez-moi comme votre père et votre mère ». Puis il entoure les petits enfants dans les plis de sa robe [18]. Qu’il soit remercié pour avoir bien voulu montrer sa compassion.
10. いまだ歩まぬみどりごを
錫杖の柄に取り付かせ
忍辱慈悲の御肌へに/ニンニクジヒミハダ
いだきかかえなでさすり
哀れみたまうぞ有難き
To those who cannot walk he stretches forth his strong shakujo And he pets the little ones, caresses them, takes them to his loving bosom So graciously he takes pity on the infants.” Et pour les petits qui ne savent pas encore marcher, il tend la poignée de son bâton de moine pèlerin (shakujô). Quelle patience et quelle bienveillance il montre ainsi. Qu’il soit remercié pour avoir bien voulu montrer sa compassion.
11. 南無延命地蔵大菩薩 , Namu enmei jizô bozatsu [19] (“Hommage au bodhisattva Jizô à la longue vie”)
12. 真言
オンカカカビサンマエイソワカ 口奄訶訶訶尾娑摩曳娑婆訶
[Mantra] 真言 shingon  :
Onkakaka bi san mae sôka


3. Une proposition de relecture

10§. Nous pensons que l’hymne wasan cité ci-dessus, et plus généralement la figure du Jizô « protecteur des enfants de l’eau » 水子地蔵 mizuko Jizô, procèdent de la situation suivante : pour des parents qui ont perdu leur enfant, et pour leur entourage, comment supporter des choses difficilement supportables :

  • le chagrin de la perte, avec l’amour entre parents et enfants qui aurait pu être échangé et qui ne l’a pas été ;
  • autre chose lourde à porter, l’angoisse pour des parents qui croient que leur enfant défunt est quelque part dans le royaume des morts : ils l’imaginent comme sur la terre des vivants, marchant à peine ou même pas du tout : qui va s’occuper de lui ?
  • Et enfin, une autre chose, aussi difficile à porter que les deux premières : la situation n’est pas normale, quelque chose s’est mal passée, ce doit bien être la faute de quelqu’un. Qui a commis une faute ? Ici, il s’agit du sentiment de culpabilité.

11§. Ce sont ces trois choses que, personnellement, nous lisons dans l’hymne précédent, et nous pensons voir comment le bouddhisme, en composant avec le sentiment religieux populaire japonais, a proposé des pratiques, des rituels, des histoires, pour faire du sens avec quelque chose qui n’en a pas : la mort d’un enfant.

12§. Il nous semble en effet qu’il faut parler de composition, de négociation, d’équilibre. La religiosité populaire s’exerce ici, d’autant qu’il y a beaucoup d’émotions brutes en jeu.

Ainsi la conception d’une rivière entre le monde des vivants et celui des morts nous semble relever d’un fond archaïque de l’humanité étranger à la cosmologie bouddhiste :

  • pour le bouddhisme, la frontière radicale n’est pas entre celle des vivants et des morts, puisque les êtres vivants n’arrêtent pas de vivre et de mourir, et qu’ils tournent sans arrêt dans les 6 destinées (enfers, animaux, esprits affamés, esprits belliqueux des Asura, êtres humains et êtres célestes). Non, la frontière radicale se trouve entre les six destinées [20] d’un côté, et le Nirvana ou l’état de Buddha de l’autre.
  • Par ailleurs, cet entre-deux formé par la rivière Sai pose problème, car on ne voit pas bien où placer la rivière dans la cosmologie bouddhiste – nous ne disons pas que cela n’est pas possible (en droit ou en fait), nous disons que cela demande un effort doctrinal pour justifier après-coup une conception imposée par le sentiment religieux populaire.

13§. Autre lieu de frottement entre bouddhisme et religiosité populaire : selon la logique bouddhiste du karma, il n’y a rétribution que pour des actes "colorés" par une intention : un acte involontaire peut avoir des conséquences mondaines, mais il ne portera pas de rétribution karmique proprement dit.
Autre règle bouddhiste lié au karma, le fruit de l’acte coloré par l’intention n’engendre pas lui-même de fruits - sinon, dit l’argumentation classique en bouddhisme - il serait impossible de sortir du cycle des vies et morts.

14§. Or l’hymne suppose une certaine responsabilité des enfants dans leur mort, ce qui expliquerait la rétribution à la rivière Sai - mais cela semble discutable dans la logique bouddhiste - admettons que le Gandharva décide de se désengager de l’existence qu’il avait d’abord commencé - mais que dire alors pour les avortements ?
Et on ne peut pas dire que la rétribution provient d’une existence antérieure ici, puisque, selon l’hymne, elle est explicitement attachée à l’acte - karma - de mourir en bas âge ou même avant terme.

15§. Il nous semble que le sentiment de culpabilité dont nous parlions plus haut, joue ici : noter que la faute et la culpabilité se trouvent du côté des enfants, dans l’hymne.

16§. Pour clore cette relecture personnelle, redisons ce que nous disions au commencement : il s’agit pour une culture, ici la culture japonaise, travaillée par de nombreux courants, bouddhisme, animisme, voie des dieux (shintô), de faire du sens avec ce qui n’en a pas, de donner le courage de continuer à vivre quand quelque chose de lourd, comme la perte d’un enfant, survient à l’un des membres de la communauté.

17§.... En guise de conclusion, une bulle du manga cité plus haut - les références du manga sont rappelées dans la bulle, en japonais.
Dans ce dessin, le démon est furieux car Jizô s’interpose entre lui et les enfants.


Bibliographie

Nous nous sommes appuyés sur les références suivantes :

  • FREDERIC, Louis, Les Dieux du Bouddhisme, Guide iconographique, Flammarion, 1992, 359 p.- voir p.190-196

Japanese Religions, vol. 16, January 1991, n°3

  • Yamada, Patricia, “A Friend in Need : the Bodhisattva Jizo”, p.76-92

Monumenta Nipponica, Studies in Japanese Culture, volume XXXIII, number 2, Sophia University, Tokyo, Summer 1978

  • Dykstra, Yoshiko Kurata, “Jizô, the Most Merciful : Tales from Juzô Bosatsu Reigenkei”, p.179 -190 : présentation
  • "I.1. How the Jizô of Shôbôji Appeared in a Dream to Jitsuei, the Head Priest”, p.191
  • "I:5 How Mochikata Received a Miraculous Revelation”, p.192
  • “I:7 How Ninkô Delivered the First Jizô Sermon”, p. 193-194
  • “II:9 How Morika of Kamo Came Back to Life”, p.194-195
  • "II-10 How an Ascetic Priest Was Given a Miraculous Sign » p. 195-196"
  • "II :12 How Koretaka of Suhô Made the Statues of the Six Jizô” p. 196 – 197
  • "II:5 About the “Malt Jizô” of Kanuki in Suruga” p. 197- 200

En japonais : beau manga, sans date de parution, trouvé chez un bouquiniste de Kyôto - Nombre de sites internet reproduisent une partie de ses bulles.
教育まんが ー おじぞうさま (o Jizô sama)
監修 :竹中 信常 
本文画 : 右近 れい子  ; 浅野 としあさ  
表紙 磯田 和一
• 大道社 振替

Internet :
Japonais :
* Article en japonais 地蔵菩薩 dans Wikipedia

Nous avons utilisé les dictionnaires japonais - anglais suivants :


© esperer-isshoni.fr, août 2010
© esperer-isshoni.info, juin 2015

[1en sanskrit, "être pour l’Éveil", celui qui va devenir un Éveillé, un Bouddha

[2Jizô a peu de travail dans les mondes des êtres célestes, sauf quand l’être céleste voit son existence tirer à sa fin - nous sommes dans la cosmographie bouddhiste

[3Cette conception daterait des XVe -XVIe siècle, et elle proviendrait du bouddhisme de la Terre Pure, d’après : FREDERIC, Louis, Les Dieux du Bouddhisme, Guide iconographique, Flammarion, 1992, p. 1922

[4ou le monde des morts - nous sommes ici sur le terrain de la religion populaire, les concepts bouddhistes et pré-bouddhistes. - se côtoient jusqu’à se confondre.
Rappel : nous ne pratiquons pas la distinction entre "bouddhiste" et "bouddhique"

[5Là, une vieille femme, Datsueba, déshabille les voyageurs de leurs vêtements, et un vieillard, Ken’eo , suspend ces vêtements à une branche près de la rivière : plus la branche penche, et plus le voyageur a commis des fautes lourdes dans son existence précédente.
Nous traduisons d’après :Monumenta Nipponica, Studies in Japanese Culture, volume XXXIII, number 2, Sophia University, Tokyo, Summer 1978

  • Dykstra, Yoshiko Kurata, “Jizô, the Most Merciful : Tales from Juzô Bosatsu Reigenkei”, p. 198 n.98 citant Nakamura

[6Références du Manga : 教育まんが ー おじぞうさま (o Jizô sama) 
監修 :竹中信常
本文画:右近れい子 ; 浅野としあさ
表紙磯田和一
大道社振替

[7Nous sentons ici le poids de la culture sinisée, avec l’importance du culte aux ancêtres et le devoir de piété filiale.

[8le texte japonais provient de http://www.ffortune.net/spirit/ avec copyright : (C) copyright ffortune.net 1995-2007 produced by ffortune and Lumi.
Il existe une version plus longue sur le site : http://www.sakai.zaq.ne.jp/piicats/jizouwasan.htm

[9la traduction anglaise provient du site Internet : http://www.onmarkproductions.com/html/sai-no-kawara.html#wasan, qui précise sa source : “Glimpses of an Unfamiliar Japan” by Lafcadio Hearn, First published in 1894. ISBN : 0781230713. Copyright indiqué : Copyright 1995 - 2010. Mark Schumacher

[10la traduction française est de notre fait ; elle est perfectible

[11la berge de la rivière Sai, la rivière – ou le fleuve - qui sépare du monde des morts

[12littéralement chichi koishi, haha koishi, papa aimer , maman aimer

[13nous traduisons : 回向の塔 : 塔 tô désigne une tour ; 回向 a plusieurs sens, dont celui de « mémorial pour le repos d’un défunt ».
D’après Louis Frédéric, ouvrage cité, n.84 p. 192, "Au Japon, la croyance populaire veut que ce soit une hideuse créature du nom de Shozuka-no-Baba qui induise les enfants à amonceler les pierres pour s’en faire un escalier menant au paradis, et cela après les avoir dépouillés de leurs vêtements."

  • La présence de Shozuka-no-Baba à la rivière Sai renvoie à celle de la vieille femme dont parlait Dykstra

[14le terme exact est un terme bouddhiste :娑婆« saha  ». Il signifie le monde des êtres soumis à la loi du cycle des vies et des morts – ici, il est utilisé populairement pour désigner le monde des vivants. Le problème que soulève le démon s’explique simplement, selon nous : on n’offre pas une tour funéraire à quelqu’un qui est vivant ; les enfants du côté du monde de la mort, perdent leur temps à édifier des monuments funéraires pour des gens qui sont encore vivants. - Si notre interprétation est juste, la traduction de Lafcadio manquerait alors de précision.

[1516

[16冥土 meido

[17Saha

[18nous traduisons d’après l’iconographie traditionnelle de Jizô habillé en moine bouddhiste

[19un des six noms de Jizô répertorié dans le 仏像図彙 Butsuzō-zu-i vers 1690 voir http://www.onmarkproductions.com/html/jizo1.shtml#butsuzozui

[20plus généralement, le triple monde (monde du désir, monde de la forme, monde sans forme)


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