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Lire la deuxième lettre aux Corinthiens de Paul - Les arrhes de l’Esprit, ça veut dire quoi ?

dimanche 17 janvier 2016 par Phap

Article faisant suite à l’atelier biblique du jeudi 14 janvier 2016 à Évry.
Nous utilisons la traduction de la Bible de Jérusalem.


Table des matières


1. Place de la deuxième lettre aux Corinthiens dans la Bible

Contenu de la Bible chrétienne

Bible Ancien testament Pentateuque, les « 5 rouleaux » Genèse, Exode, Deutéronome, Nombres, Lévitique
Prophètes
Écrits
Nouveau testament Les quatre Évangiles Matthieu, Marc et Luc (les 3 synoptiques) Jean
Actes des apôtres
Lettres Lettres de Paul 14 lettres [1] attribuées à Paul dont 2 Cor
Lettres de Jean 3 lettres
Lettres de Pierre 2 lettres
Lettre de Jacques 1 lettre
Lettre de Jude 1 lettre
Apocalypse de Jean

1§ Rappelons que la Bible chrétienne inclut

  • la Bible juive (appelée traditionnellement « Ancien Testament » par les chrétiens [2] ) et
  • des écrits non reconnus par le judaïsme regroupés dans ce que les chrétiens appellent traditionnellement le « Nouveau Testament » [3].

2§ Le Nouveau Testament confesse Jésus de Nazareth comme le « Messie  » (en hébreu), le « Christ  » (en grec), ce personnage attendu par le judaïsme à l’accomplissement des temps, chargé d’instaurer sur terre le règne définitif de Dieu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.
Ce règne est décrit dans le Nouveau Testament comme un règne de justice et de paix, où Dieu et la création sont réconciliés et où la mort et le mal sont exclus.

3§ Le Nouveau Testament commence par les quatre Évangiles qui racontent la vie du Christ : sa naissance, son ministère public en Galilée et ses alentours, en Judée, sa mise à mort à Jérusalem (la « Passion ») et sa résurrection.

3§ Le Nouveau Testament continue avec les Actes des Apôtres attribués à l’auteur de l’ « Évangile de Luc » qui racontent l’histoire de la première Église et la diffusion du christianisme à l’extérieur du judaïsme, avec les dissensions que cette ouverture aux païens a provoqué dans l’Église judéo-chrétienne primitive.
Les Actes relatent comment Paul, converti à la foi chrétienne, entreprend ses voyages de fondation d’églises locales avant d’être arrêté et emmené à Rome pour y être jugé.

3§ Viennent ensuite les lettres de Paul, dont 2 Cor, l’objet du présent article, les lettres de Pierre, Jacques, Jean et Jude, qui supposent connus de leurs destinataires les faits et gestes de Jésus. Ces lettres visent à encourager les communautés dans leur foi en explicitant la foi chrétienne d’un point de vue notionnel et d’un point de vue moral (ce qu’on peut croire, ce qu’on peut faire).

4§ Le Nouveau Testament se termine avec l’Apocalypse de Jean, traditionnellement identifié à l’auteur de l’évangile du même nom. L’Apocalypse décrit les visions de Jean concernant les fins des temps dans un contexte de persécution avec l’accomplissement des promesses du Christ, à savoir la venue en plénitude du Royaume de Dieu lors du second retour du Christ.

5§ Du point de vue historique, les premiers écrits du canon chrétien semblent être ceux de Paul à partir des années 50 de l’ère chrétienne. Les Évangiles auraient été écrits plus tardivement, dans les années 60-70. L’Apocalypse daterait des années 90.
On considère traditionnellement que l’évangéliste Matthieu et l’évangéliste Jean ont connu le Jésus historique : ils ont marché avec lui, mangé avec lui, assisté à son arrestation et ils se disent témoins de sa résurrection.

6§ Paul quant à lui semble ne pas avoir connu Jésus « selon la chair », le Jésus auquel il se réfère sans cesse est le Jésus ressuscité, le Jésus méta-, trans- historique, qui va et vient dans l’histoire des hommes, présent invisiblement ou visiblement à volonté, le Jésus de dimension cosmique, l’Emmanuel qui accompagne toute l’histoire humaine.
Paul a fait une expérience « mystique » de Jésus sur le chemin de Damas qui l’a converti à la foi chrétienne mais il n’a pas fait partie de la garde rapprochée que Jésus s’est choisi pendant sa vie terrestre, ce qui lui a certainement suscité des problèmes de légitimité quand il se revendiquait du titre d’apôtre.
Paul dira qu’il a été reconnu par les « colonnes de l’Église », à savoir Pierre et Jacques. [4]


2. Le contenu de la deuxième lettre aux Corinthiens

7§ Paul a fondé la communauté de Corinthe. Après son départ, les Corinthiens ont écouté d’autres « apôtres » et dévient de la voie enseignée par Paul. Il leur écrit un certain nombre de lettres car il est à distance et ne peut pas intervenir directement.
Il écrit une lettre d’un pasteur qui s’inquiète de sa communauté. Il demande à la communauté de revenir à son message, en rejetant les enseignements des « pseudo-apôtres ».

8§ 2 Cor serait en fait la quatrième lettre écrite aux Corinthiens, sachant que nous n’avons à notre disposition que 1 Cor et 2 Cor.
Paul annonce dans 2 Cor qu’il va venir en personne. Sa venue lui permettra de collecter des fonds pour l’Église mère à Jérusalem, sans doute en difficulté.

La lettre comporte 259 versets répartis sur 13 chapitres.

ChapitreNombre de versetsContenu synthétique
1 24 projet de revenir à Corinthe, qu’il n’a pas fait. Amen, oui du Christ, Notion de souffrance et de consolation partagées en commun, le Père consolant, le Christ souffrant et consolé / consolant, et Paul comme les Corinthiens en communion avec le Christ
2 17 Pardon à un offenseur. Contre les trafiquants de la Parole de Dieu, Paul bonne odeur du Christ – de la connaissance du Christ
3 18 Question de la recommandation. Vous êtes ma lettre de recommandation. Ministre de l’Alliance Nouvelle, nouvelle gloire. Pierre cœur, lettre esprit, encre esprit. NT et AT
4 18 Trésor de la connaissance du Christ dans des vases d’argile – menacés par les vicissitudes. Mort (en nous) pour que la vie soit manifestée (en vous, les Corinthiens). Distinction entre l’homme extérieur et l’homme intérieur
5 21 Demeure / habit, l’un (l’intérieur) recouvrant l’autre (l’extérieur). Vie corporelle, tribunal du Christ où l’on comparaît à découvert. Étreint par l’amour du Christ. En Christ, créature nouvelle. Réconciliation avec Dieu par le Christ. "Au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu".
6 18 reconnaissez nous comme ministres par les signes. Évitez l’attelage avec les incrédules, comme l’a demandé Dieu (sortez d’entre ces gens là)
7 16 Se purifier des souillures du corps et de l’esprit. Tristesse tournant à l’avantage des Corinthiens.Tite
8 24 Appel à la générosité pour la collecte.
9 18 Suite de l’appel à la générosité des Corinthiens
10 18 Amener toute pensée à l’obéissance au Christ. Reproche fait à Paul d’écrire de loin, sans venir en personne. Recommandé par Dieu et non par lui-même. Pionnier envoyé par Dieu à Corinthe
11 33 je vous ai fiancés, mais telle Eve, vous vous laissez séduire. Je ne vous ai pas exploités. Folie de se vanter des épreuves qu’il a traversées – et la sollicitude universelle, le souci de tous ses frères chrétiens. "Je m’enorgueillis de ma faiblesse".
12 21 Visions et révélations il y a 14 ans. Avec ou sans le corps ? "Écharde dans la chair", grâce suffisante, "ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse / maladie". Redite sur l’accusation d’exploitation financière des Corinthiens
13 13 Je viendrai sans ménagement car vous voulez la preuve que le Christ parle en moi. A nous la faiblesse, à vous la force. Conclusion par une formule trinitaire.


3. L’Esprit Saint dans la deuxième lettre aux Corinthiens

9§ La conclusion, 2 Cor 13,13, contient une formule trinitaire :

« La grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous ». [5]

10§ Intéressons-nous à la troisième personne de la Trinité, l’Esprit saint.
2 Cor 1,22 repris en 5, 5 [6] parle des «  arrhes de l’Esprit  » :

2 Corinthiens 1,21-22 Et Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l’onction, c’est Dieu, Lui qui nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit.

11§ Comment entendre cette notion d’arrhes ?
L’idée est celle d’un bien A dont on peut disposer moyennant le versement d’un autre bien B, par exemple monétaire. Les arrhes constituent un versement partiel du bien B qui manifeste l’engagement à vouloir verser la totalité du bien B au bout d’un temps convenu entre les deux parties : en cas de dédit, les arrhes sont perdues.

12§ Exemple : le propriétaire d’un appartement à Paris (le bien A) vend son appartement en échange d’une somme (le bien B). L’acheteur verse alors des « arrhes » anticipant sur le règlement final de la somme au bout de la période convenue. En cas de non versement à l’échéance, l’acheteur perd les arrhes qui sont acquises au propriétaire.

13§ Paul décrit de manière analogue la relation entre Dieu et la communauté des chrétiens (le « nous » de Paul). Dieu s’engage à fournir un bien, la maison éternelle, incorruptible – Paul parle aussi de vêtement éternel, incorruptible. Matérialisant cette promesse, lui donnant corps, l’Esprit Saint en constituerait les arrhes, le gage, d’après Paul. Pour le dire simplement, Dieu nous donne maintenant une partie de la réalité à venir, ce qui fait que nous avons un avant-goût de ce qui reste à advenir : il y a un « déjà-là » qui nous lance vers un « avenir », et ce serait l’Esprit-Saint.

14§ La réalité de tous les jours semble démentir cette promesse : plus le temps avance, plus je vieillis, mes cheveux blanchissent, ma vigueur diminue, j’ai plus de mal à apprendre, à courir. Et il me semble que je continue à être vindicatif, jaloux, autocentré. Alors où donc se trouve le corps glorieux, la vie éternelle, la libération du péché et de la mort ? La promesse de Dieu serait-elle une parole vaine ?

15§ Pour répondre à cette objection, Paul distingue entre l’homme extérieur et l’homme intérieur [7].

  • L’homme extérieur renvoie au corps charnel soumis aux vicissitudes de ce monde ci (vieillesse, maladie, mais aussi mauvais traitements de la part des hommes) et à des affections désordonnées qui le poussent à faire le mal (colère, lubricité, envie, etc…) : ce corps va dépérissant vers la mort physique.
  • L’homme intérieur ne dépérit pas au fil du temps, au contraire il va se fortifiant et croissant. Cette croissance est produite par l’activité de l’Esprit Saint qui, d’après Paul, réside dans nos cœurs.
    Ici, Paul semble dissocier l’homme extérieur de l’homme intérieur. Ailleurs, il semble considérer que le nouveau vêtement (la parure d’immortalité, de gloire) recouvrira l’ancienne tunique de chair corruptible et faillible [8].

16§ L’Esprit saint apparaît comme une puissance de transformation, de régénération qui opère dans les profondeurs de la personne, dans son cœur.
Ainsi Paul dira que les Corinthiens sont des lettres du Christ à lui confiées, écrites avec non pas de l’encre mais avec l’Esprit saint, non pas sur de la pierre mais sur de la chair, sur des cœurs. [9]

17§ L’Esprit saint permet de passer d’un régime d’extériorité (les tables de pierre sur lesquelles Dieu a gravé ses commandements avant de les remettre à Moïse sur le Mont Sinaï – nous sommes dans l’Ancien Testament) à un régime d’intériorité (les tables de chair, les cœurs, directement habités, inspirés par l’Esprit saint qui n’a plus besoin de passer par les lettres au sens de caractère écrit, gramma en grec). [10]

18§ Paul écrit en se référant sans doute au prophète Jérémie qui annonçait une « nouvelle alliance » à venir à la fin des temps pour la maison d’Israël et la maison de Juda (les deux royaumes du Nord et du Sud) [11]. A suivre Jérémie, ce régime d’intériorité rend possible la sanctification des croyants dans la mesure où l’Esprit saint communique directement au croyant la volonté de Dieu.
La nouvelle alliance remplace avantageusement l’ancienne, dans la mesure où le peuple élu se verra pardonner ses ruptures d’alliance du passé et où il pourra – enfin – suivre fidèlement l’alliance de vie qu’il a contractée avec son Dieu.

19§ Paul reprend et développe la supériorité de la nouvelle alliance sur l’ancienne annoncée par Jérémie : pour Paul, l’ancienne alliance disait ce qu’il fallait faire pour plaire à Dieu – entendez pour marcher selon ses voies qui sont des voies de vie : le Décalogue sont des commandements qui rendent possible la vie – mais elle ne donnait pas la force de le faire d’après Paul qui enfermait tous les hommes dans une commune désobéissance foncière à Dieu – foncière car découlant d’un cœur profondément divisé, tordu.
La nouvelle alliance rend à nouveau possible un cœur droit, un cœur de chair qui palpite, qui vibre et s’offre aux impulsions intérieures de l’Esprit, par opposition à ce qu’il était avant, cœur dur, cœur de pierre, cœur sclérosé incapable de s’émouvoir de la misère de ses frères, incapable de faire confiance à Dieu, perverti par ses quêtes insatiables de jouissance, de possessions mondaines (pour suivre la pensée de Paul).

20§ La nouvelle alliance pour Paul est conclue par Dieu dans la mort et la résurrection de Jésus Christ, acclamé comme Fils de Dieu [12].
Paul décrit la vie des chrétiens comme une participation à la vie du Christ : avoir part à ses souffrances – ses abaissements, son combat dans la faiblesse pour établir le Royaume de Dieu - pour avoir part à son entrée dans la vie éternelle, la vie en Dieu – son élévation, sa résurrection, sa vie dans la gloire du Père -.

21§ Cette participation résulte de la présence active de l’Esprit saint, qui est l’Esprit du Seigneur dira Paul : Esprit de « communion » selon la formule trinitaire qui conclut la deuxième lettre aux Corinthiens, autrement dit l’Esprit est celui qui établit la communication entre le Christ et les croyants, entre les croyants entre eux aussi, sachant que cette communication « horizontale » se reçoit verticalement du Père dans et à travers le Christ, point focal entre le Ciel et la terre.

22§ L’Esprit saint nous transforme toujours plus à l’image et ressemblance du Christ par cette communication à la vie du Christ (dans la méditation de sa parole, dans la participation à la vie sacramentaire qu’il a confiée à son Église, ajouterions-nous).

Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés [littéralement « métamorphosés »en grec] en cette même image [icône en grec], allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est l’Esprit. [13]

23§ L’incorruptibilité (notion grecque), la gloire (notion hébraïque) serait l’accomplissement de cette métamorphose, de cette croissance de l’homme intérieur jusqu’à devenir la parfaite icône du Christ, parfait fils de Dieu en Jésus-Christ.

24§ Il est vrai que nous rencontrons quelques difficultés quand nous essayons d’imaginer la réalité divine qui nous est promise, quand nous essayons de nous imaginer « divinisés ». Mais là encore, l’Esprit Saint, en tant qu’arrhes de cette réalité, ne nous donne-t-il pas déjà de pressentir la joie, la plénitude de présence, d’amour qui se tient dans cette promesse ?
N’avons-nous pas déjà un avant-goût de cette réalité surnaturelle en lui ?
Et notre réalité naturelle n’est-elle pas déjà originellement orientée, aimantée par cette réalité divine ? N’avons-nous pas déjà en nous le pressentiment que ce monde n’a pas sa fin en lui, qu’il a reçu cette fin d’ailleurs, d’un autre qui ne se tient pas en lui, et qui l’appelle, l’impulse, l’entraîne vers une transfiguration (en latin), une métamorphose (en grec) ?
Et l’évènement de Jésus Christ serait le catalyseur de cette sublimation ?


© esperer-isshoni.info, janvier 2016

[1en incluant l’épître aux Hébreux

[2L’appellation "Premier Testament" a pu fleurir ici et là pour des raisons de correction envers le judaïsme

[3Les confessions chrétiennes catholique et orthodoxe ajoutent dans « l’Ancien Testament » des textes non reconnus comme canoniques par la confession chrétienne protestante et par la religion juive. Ces textes sont qualifiés de « deutérocanoniques », autrement dit seconds dans l’ordre canonique. Leur exclusion du canon biblique est sans doute due au fait que ces textes relevant de l’Ancien Testament ne sont connus qu’à travers la Bible en langue grecque, la « Septante », sans témoins en langue hébraïque.
Font partie des textes deutérocanoniques : Le Livre de la Sagesse, le Siracide (appelé aussi L’Ecclésiaste), les livres 1 et 2 des Macchabées, le Livre de Tobie, le Livre de Judith.
Sont considérés comme deutérocanoniques les passages grecs sans témoin en hébreu du Livre d’Esther, du Livre de Baruch, du Livre de Daniel.
Voir article « Deutérocanoniques de l’Ancien Testament » dans Wikipedia

[5Cette formule trinitaire, reprise au début du canon de la messe dans l’Église catholique, figure dans la lettre 2 Cor qu’on date des années 56-57. Elle consonne à la formule trinitaire du baptême dans Matthieu :

Matthieu 28,18-20
S’avançant, Jésus leur dit ces paroles : " Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde. "

[6

2 Corinthiens 5,4-5
Oui, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés ; nous ne voudrions pas en effet nous dévêtir, mais nous revêtir par-dessus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie.
Et Celui qui nous a faits pour cela même, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit.

[7Paul développe la même idée avec le couple « vieil homme » - « homme nouveau ».

Romains 6,5-8
Car si c’est un même être avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable ; comprenons-le, notre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l’impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d’être asservis au péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui,

Ephésiens 4,22-24
à savoir qu’il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme, qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes, pour vous renouveler par une transformation spirituelle de votre jugement et revêtir l’Homme Nouveau, qui a été créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité.

Colossiens 3,7-10
Vous-mêmes, vous vous conduisiez naguère de la sorte, quand vous viviez parmi eux. Eh bien ! à présent, vous aussi, rejetez tout cela : colère, emportement, malice, outrages, vilains propos, doivent quitter vos lèvres ; ne vous mentez plus les uns aux autres. Vous vous êtes dépouillés du vieil homme avec ses agissements, et vous avez revêtu le nouveau, celui qui s’achemine vers la vraie connaissance en se renouvelant à l’image de son Créateur.

[8Voir 2 Corinthiens 5,4 :

Oui, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés ; nous ne voudrions pas en effet nous dévêtir, mais nous revêtir par-dessus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie.

On trouve la même image en 1 Corinthiens 15:54 :

Quand donc cet être corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que cet être mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire.

[9

2 Corinthiens 3,3
Vous êtes manifestement une lettre [epistole en grec] du Christ remise à nos soins, écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.

[10

2 Corinthiens 3,4-6 Telle est la conviction que nous avons par le Christ auprès de Dieu. Ce n’est pas que de nous-mêmes nous soyons capables de revendiquer quoi que ce soit comme venant de nous ; non, notre capacité vient de Dieu, qui nous a rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, l’Esprit vivifie.

[11Jeremie 31,31-34

Voici venir des jours oracle de YHWH où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle. Non pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte mon alliance qu’eux-mêmes ont rompue bien que je fusse leur Maître, oracle de YHWH ! Mais voici l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël après ces jours-là, oracle de YHWH. Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur cœur. Alors je serai leur Dieu et eux seront mon peuple. Ils n’auront plus à instruire chacun son prochain, chacun son frère, en disant : "Ayez la connaissance de YHWH !" Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands oracle de YHWH parce que je vais pardonner leur crime et ne plus me souvenir de leur péché.

[122 Cor 1,19

[132 Corinthiens 3,18


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