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La contestation par la modernité : la philosophie des Lumières

vendredi 7 mars 2014 par Phap

1§ Le christianisme va devoir composer avec une idéologie qui s’est répandue sur l’ensemble de l’Europe ; en France, on parle des « Lumières », alors que les pays allemands parlent plutôt d’ « Aufklärung  » et l’Angleterre d’ « Enlightenment  ». Les termes allemand et anglais désignent la dynamique d’illumination, d’éclairage, tandis que le terme français insiste sur l’objet lui-même, la lumière. Cela dit, le projet est le même, qu’on peut analyser à partir de l’ouvrage de Kant intitulé «  Qu’est-ce que les Lumières ? » de 1784.

« Les Lumières Aufklärung se définissent comme la sortie de l’homme hors de l’état de minorité, Unmündigkeit où il se maintient par sa propre selbst faute. « La minorité est l’incapacité de se servir de son entendement Verstandes sans être dirigé par un autre. Elle est due à notre propre selbst faute quand elle résulte non pas d’un manque d’entendement, mais d’un manque de résolution et de courage pour s’en servir sans être dirigé par un autre. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre eigenen entendement ! Voilà la devise des Lumières »  [1].

2§ Kant propose une histoire de l’humanité en progrès, dont les Lumières constituent une étape décisive, celle de la sortie de la tutelle, de l’état de « mineur » : Kant établit ici une analogie entre l’histoire collective de l’humanité et l’histoire individuelle de l’être humain, qui passe d’abord par une étape de minorité, où une autorité (ses parents normalement) assume pour lui la responsabilité de ses actes, avant que l’enfant devienne un adulte qui peut et doit agir par lui-même.

3§ Notons que Kant valorise ici le courage de se déterminer soi-même par opposition à une lâcheté qui ferait renoncer à cette auto-détermination : les Lumières s’entendent d’abord comme une injonction morale : « sapere aude », dit Kant reprenant un auteur de l’Antiquité : il s’agit d’oser (« aude  » : ose en mode impératif). Oser quoi ? Oser savoir, oser connaître (« sapere  »). Le courage est indissociablement affranchissement par rapport aux savoirs traditionnels qui étaient acceptés au nom de l’autorité (l’âge mineur) et exercice autonome de son propre entendement (l’âge adulte).

4§ Plus de deux siècles plus tard, nous pouvons nous demander si ce projet des Lumières exposé par Kant n’a pas été mal entendu : Kant situe l’état adulte comme l’aboutissement d’un processus de maturation qui passe d’abord par l’état de minorité, autrement dit on ne peut pas faire l’économie de l’état de mineur, pendant lequel l’autorité est nécessaire : la pédagogie actuelle a-t-elle su entendre cela ?

5§ Par ailleurs, Kant valorise l’autonomie de l’âge adulte, le sujet libre qui se détermine par lui-même. Il n’a pas précisé que cette autonomie entraînait aussi une responsabilité personnelle : pour continuer l’analogie, l’adulte répond devant la communauté des actes qu’il pose, alors qu’enfant, il pouvait se reposer sur les figures d’autorité qui répondaient pour lui de ses actes.
Les Lumières, accaparées par le versant négatif de leur projet (lutter contre l’obscurantisme), ont-elles suffisamment pris en compte l’exigence morale de responsabilité qui va de pair avec l’autonomie du sujet ?
Sans doute la pensée actuelle doit-elle repenser l’équilibre entre une affirmation de soi malgré et contre l’autre, et une affirmation de soi avec et pour l’autre ; pour le dire autrement, il s’agit de renégocier la tension entre l’individuel et le communautaire, en faisant droit à chacun des deux pôles.

6§ Voltaire apparaît comme une figure emblématique des Lumières : lors de l’affaire Calas, qui avait fait le tour de l’Europe grâce aux gazettes, l’Internet de l’époque, Voltaire a combattu une justice aveuglée par le fanatisme religieux. Il s’était donné pour programme de combattre l’ « infâme » - l’intolérance y compris dans sa variante religieuse.

7§ Rousseau s’opposera à Voltaire, tout en étant lui aussi emblématique des Lumières. Nous pouvons entendre sa différence dans sa « profession du vicaire savoyard », au livre IV de son Émile.

8§ Aux paragraphes 953 et 954, l’auteur indique son embarras : désireux de connaître la vérité – dont il ne doute pas qu’elle existe, et qu’elle est accessible à tous les hommes quelle que soit leur appartenance culturelle et ethnique -, l’auteur ne trouve pas de réponse satisfaisante dans les religions instituées (§953) : elles demandent autoritairement d’adhérer à un ensemble d’affirmations qui sont toutes placées au même niveau ; il s’agit de les croire toutes et de n’en rejeter aucune. Or le vicaire savoyard distingue entre des « décisions » absurdes et d’autres qui ne le sont pas : on voit ici à l’œuvre le projet des Lumières d’un adulte qui décide par lui-même de ce qu’il entend recevoir ou non, et qui refuse qu’une autorité extérieure le lui dicte.

[953 :] Ce qui redoublait mon embarras, était qu’étant né dans une Église qui décide tout, qui ne permet aucun doute, un seul point rejeté me faisait rejeter tout le reste, et que l’impossibilité d’admettre tant de décisions absurdes me détachait aussi de celles qui ne l’étaient pas. En me disant : Croyez tout, on m’empêchait de rien croire, et je ne savais plus où m’arrêter.

9§ Au paragraphe 954, l’auteur critique les philosophes dont il dénonce pareillement l’autoritarisme, mais aussi la vanité et l’esprit querelleur. Rousseau ici livre un portrait cruel des penseurs, plus aptes à démolir les constructions intellectuelles de leurs pairs que de proposer eux-mêmes une pensée solide capable de supporter l’épreuve de la critique rationnelle.

[954 :] Je consultai les philosophes, je feuilletai leurs livres, j’examinai leurs diverses opinions ; je les trouvai tous fiers, affirmatifs, dogmatiques, même dans leur scepticisme prétendu, n’ignorant rien, ne prouvant rien, se moquant les uns des autres ; et ce point commun à tous me parut le seul sur lequel ils ont tous raison. Triomphants quand ils attaquent, ils sont sans vigueur en se défendant. Si vous pesez les raisons, ils n’en ont que pour détruire ; si vous comptez les voies, chacun est réduit à la sienne ; ils ne s’accordent que pour disputer ; les écouter n’était pas le moyen de sortir de mon incertitude.

10§ Rousseau trouvera la fin de son incertitude en écoutant ce qu’il appelle la « religion naturelle »  : elle sourd directement du « cœur » de l’homme, ce cœur étant entendu à la fois comme le siège de l’affectivité et celui de l’intelligence conceptuelle.
Rousseau voit dans ce qu’il appelle les « religions positives » des constructions intellectuelles arbitraires qui dégradent la pureté originelle de la religion naturelle. Les dogmes et les lois morales énoncées positivement par ces religions résultent de l’esprit de clocher des peuples et des cultures qui croient toujours être supérieurs à leurs voisins.
Les religions positives, selon Rousseau, séparent, divisent, elles engendrent l’intolérance, alors que la religion naturelle est proprement universelle puisque tout être humain naît avec un cœur : si les hommes voulaient bien écouter leur cœur qui vibre à l’unisson de la vérité une et universelle, il y aurait une concorde universelle et non les oppositions meurtrières actuelles, selon Rousseau.

[1051 :] Vous ne voyez dans mon exposé que la religion naturelle : il est bien étrange qu’il en faille une autre. Par où connaîtrai-je cette nécessité ? De quoi puis-je être coupable en servant Dieu selon les lumières qu’il donne à mon esprit et selon les sentiments qu’il inspire à mon cœur ? Quelle pureté de morale, quel dogme utile à l’homme et honorable à son auteur puis-je tirer d’une doctrine positive, que je ne puisse tirer sans elle du bon usage de mes facultés ? Montrez-moi ce qu’on peut ajouter, pour la gloire de Dieu, pour le bien de la société, et pour mon propre avantage, aux devoirs de la loi naturelle, et quelle vertu vous ferez naître d’un nouveau culte, qui ne soit pas une conséquence du mien. Les plus grandes idées de la Divinité nous viennent par la raison seule. Voyez le spectacle de la nature, écoutez la voix intérieure. Dieu n’a-t-il pas tout dit à nos yeux, à notre conscience, à notre jugement ?
Qu’est-ce que les hommes nous diront de plus ? Leurs révélations ne font que dégrader Dieu, en lui donnant les passions humaines. Loin d’éclaircir les notions du grand Être, je vois que les dogmes particuliers les embrouillent ; que loin de les ennoblir, ils les avilissent ; qu’aux mystères inconcevables qui l’environnent ils ajoutent des contradictions absurdes ; qu’ils rendent l’homme orgueilleux, intolérant, cruel ; qu’au lieu d’établir la paix sur la terre, ils y portent le fer et le feu. Je me demande à quoi bon tout cela sans savoir me répondre. Je n’y vois que les crimes des hommes et les misères du genre humain.

11§ Rousseau considère que l’homme est religieux naturellement, en ce sens que son affectivité et son intelligence peuvent spontanément éprouver Dieu ; les us et coutumes de la société surviennent ensuite, qui altèrent cette spontanéité naturelle. Rousseau prend donc parti pour un sentiment religieux innée et non acquis : il a bien conscience de s’opposer aux tenants d’une religiosité acquise par l’éducation, et qui varie donc selon les mœurs de la société dans laquelle l’homme naît. Rousseau dénonce alors ce qu’on pourrait appeler de manière anachronique une conception relativiste :

[1032 :] Mais à ce mot j’entends s’élever de toutes parts la clameur des prétendus sages : Erreurs de l’enfance, préjugés de l’éducation ! s’écrient-ils tous de concert. Il n’y a rien dans l’esprit humain que ce qui s’y introduit par l’expérience, et nous ne jugeons d’aucune chose que sur des idées acquises.
Ils font plus : cet accord évident et universel de toutes les nations, ils l’osent rejeter ; et, contre l’éclatante uniformité du jugement des hommes, ils vont chercher dans les ténèbres quelque exemple obscur et connu d’eux seuls ; comme si tous les penchants de la nature étaient anéantis par la dépravation d’un peuple, et que, sitôt qu’il est des monstres, l’espèce ne fût plus rien.
Mais que servent au sceptique Montaigne les tourments qu’il se donne pour déterrer en un coin du monde une coutume opposée aux notions de la justice ? Que lui sert de donner aux plus suspects voyageurs l’autorité qu’il refuse aux écrivains les plus célèbres ? Quelques usages incertains et bizarres fondés sur des causes locales qui nous sont inconnues, détruiront-ils l’induction générale tirée du concours de tous les peuples, opposés en tout le reste, et d’accord sur ce seul point ?
O Montaigne ! toi qui te piques de franchise et de vérité, sois sincère et vrai, si un philosophe peut l’être, et dis-moi s’il est quelque pays sur la terre où ce soit un crime de garder sa foi, d’être clément, bienfaisant, généreux ; où l’homme de bien soit méprisable, et le perfide honoré.

12§ L’enjeu de la discussion est fondamental, au delà de la question de la part de l’inné et de l’acquis, de la nature et de la culture, de l’essence et de l’existence : il s’agit de savoir s’il existe un critère universel applicable à toutes les cultures et qui les dépasse ; ce critère porte sur ce qui est humain et sur ce qui ne l’est pas.

  • Dans l’affirmative, il devient possible d’interpeller n’importe quelle culture au nom de ce critère ; il convient évidemment que ce critère ne soit pas instrumentalisé par le puissant pour légitimer ses actes injustes, autrement dit , le critère doit être appliqué selon un protocole juste.
  • Dans la négative, chaque culture sera légitimée dans son rejet de toute critique extérieure, et elle pourra perpétuer des gestes qui apparaissent comme déshumanisants, en prétextant qu’ils font sens dans son système de coordonnées culturelles propre.

13§ Rousseau s’oppose clairement à ce "relativisme".

14§ Rousseau comme Voltaire incarnent le projet des Lumières, mais ils diffèrent dans leur rapport à la transcendance. Là où Voltaire adopte une attitude d’agnosticisme, Rousseau n’hésite pas à utiliser le mot de « Dieu ». Cela dit, tous deux rejettent un Dieu qui serait imposé aux consciences, ils rejettent une religion chrétienne administrée autoritairement. Le christianisme a dû prendre en compte cette nouvelle donne : dans l’Église catholique, il a accepté pour une part d’entrer dans le débat de la culture moderne, il a rappelé la compatibilité entre foi et raison, et il a fait sien le projet des droits de l’homme, comme en témoigne la présence de Paul VI au siège des Nations Unies en 1965.


Chronologie

1726 Suite à son affaire avec le Chevalier de Rohan, Voltaire (François-Marie Arouet, 1694-1778) part pour l’Angleterre jusqu’en 1728
1748 Esprit des Lois de Montesquieu
1751 à 1772 Encyclopédie de Diderot et Montalembert
1755 Voltaire publie son Poème sur le désastre de Lisbonne
1759 Voltaire écrit Candide. Il entre en guerre contre l’infâme, soit l’intolérance (et l’Église catholique ?)
1762 Jean Calas, négociant calviniste, est roué et brûlé à Toulouse en après avoir été accusé d’avoir assassiné son fils, Marie-Antoine
1762 Jean-Jacques Rousseau publie Émile. Il y insèrera la Profession de foi du vicaire savoyard au livre IV
1763 Voltaire (François-Marie Arouet, 1694-1778) écrit son Traité sur la tolérance
1764 La sentence du Parlement de Toulouse condamnant Calas est cassée.
1766 exécution du chevalier Jean-François Lefevre de la Barre (1745-1766). Son corps est brûlé avec le Dictionnaire philosophique de Voltaire, qu’il avait en sa possession
1770 Voltaire écrit : « Je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerais ma vie pour que puissiez continuer à l’écrire ». [références à fournir]
1784 Kant écrit : « Qu’est-ce que les Lumières ? ». Il commente sapere audere d’Horace  [2]
10 décembre 1948 L’Assemblée Générale. des Nations Unies approuve la Déclaration universelle des Droits de l’homme
4 octobre 1965 Visite de Paul VI à l’O.N.U. (Organisation des Nations Unies)
7 décembre 1965 Déclaration du concile Vatican II : Dignitatis humanae, Sur la liberté religieuse


Conclusion

35§ Le christianisme doit répondre au questionnement de la culture moderne. Il peut le faire en choisissant de se positionner comme une citadelle assiégée : il lève le pont-levis et masse ses soldats sur les remparts pour repousser toute tentative d’entrer dans ses murs. Le danger est alors de se couper du monde, de fonctionner sur le mode de la réaction en se laissant enfermer par elle : l’identité affirmée est d’abord une identité définie par les termes mêmes de l’adversaire qu’on entend combattre, elle enferme et risque de mener à la sclérose.

36§ Le christianisme peut aussi choisir de raser ses fortifications, et laisser circuler en son sein tout et son contraire, en refusant d’affirmer sa différence propre. Le danger ici est inverse du précédent : l’identité chrétienne finit par perdre sa cohérence propre, elle n’a alors plus grand chose à dire de fort au monde.

37§ Les deux premières réponses reposent sur une vision irréaliste de l’autre : l’autre est diabolisé sous la forme d’un danger dont il faut se préserver, ou bien au contraire il est idéalisé sous la forme de l’ami et du compagnon. Dans les deux cas, on ne fait pas droit à la réalité humaine, capable du meilleur et du pire.
Une troisième réponse consiste en une négociation avisée avec la culture actuelle : il s’agit de discerner ce qui est bon et juste et saint dans les cultures, en résonant avec lui, en acceptant de se tisser avec lui, de se solidariser avec lui. Mais il s’agit aussi de savoir refuser ce qui porte des germes de haine, de séparation des hommes : les fortifications sont nécessaires, pour repousser et maintenir dehors ce qui est mauvais et haïssable – l’histoire nous a montré de quoi l’homme était capable pour le mal.
Cet appel au réalisme peut choquer un certain évangélisme : selon nous, il convient de se rappeler ce mot du penseur antique Platon [références à fournir] : une ville ouverte ne peut qu’être ouverte, une ville fortifiée peut être ouverte ou fermée.

38§ Mais discerner à partir de quoi ? Nous dirions : discerner à partir de la pierre de touche qu’est le Christ sur la croix : une réalité paradoxale impossible à enfermer dans quelque système que ce soit, parce qu’elle conjoint ce qui semble s’opposer : la gloire sous l’abaissement, la grandeur dans la petitesse, la force dans la faiblesse, la sagesse sous la forme de la folie ; une réalité vivante qui ne cesse de rejoindre l’homme au cœur et d’avérer ce qui est juste et bon, ce qui conduit à l’humain authentique, et ce qui en détourne.

39§ Cette troisième attitude se refuse à idéaliser ou à diaboliser le monde. Elle refuse aussi de s’idéaliser elle-même : elle sait qu’en son sein, il y a des loups qui sont déguisés en agneaux, comme l’ont montré les affaires de pédophilie récentes. Nous l’avons déjà dit plus haut, l’Église catholique, à travers les actes de repentance du pape Jean-Paul II, a su par ailleurs demander pardon des errements passés de ses membres à celui qu’elle révère comme son maître .

40§ La troisième voie est difficile : elle demande de prendre langue avec une culture complexe qui refuse tout argument d’autorité comme tout argument d’évidence. Cette culture est une culture du débat, avec une tendance lourde à valoriser le débat pour le débat parce qu’on désespère d’atteindre la vérité : cette tendance lourde ne croit pas qu’il y ait une vérité une, ou, si elle le croit, elle croit aussi que cette vérité une n’est pas accessible à l’homme. Le christianisme peut faire entendre une autre voix : avec les autres religions, il aura à démontrer qu’on peut porter une visée universaliste tout en respectant les règles du débat entre pairs.

41§ Selon nous, le christianisme a un rôle à jouer dans un monde dont la pluralité est reconnue de facto. Au fil de l’histoire commune de l’humanité, le christianisme a sans doute mieux perçu que l’unité du genre humain ne résultera pas d’une réduction à l’un comme il a pu le penser naïvement au départ ; il a rejeté le modèle de l’unité conçue comme uniformité, pour privilégier un modèle qui intègre les différences.

42§ Avec d’autres, il a le devoir de rappeler que cette même diversité, qu’il a appris à apprécier et à respecter, renvoie à une unité, celle du genre humain, unité que le christianisme, mais aussi le judaïsme et l’islam, fonde originellement dans la volonté de celui qu’ils appellent Dieu – la dimension horizontale de la fraternité humaine et de la solidarité avec le cosmos est fondée sur la dimension verticale de l’acte créateur divin.
Le magistère catholique, mais aussi les chrétientés protestantes et orthodoxes, ne cesse de le rappeler, à l’encontre des forces isolationnistes et communautaristes : le genre humain est un, et cela signifie que l’être humain doit porter le souci de son frère, quelles que soient les différences, d’ethnie, de croyance, de culture, de genre entre eux. Cette position va à l’encontre d’une position, qui, au nom d’une autre valorisation de la pluralité, amène à relativiser l’humain, mais aussi et surtout l’inhumain – ce qui nous semble inacceptable.


© esperer-isshoni.fr, février 2011

[1En allemand : « Aufklärung ist der Ausgang des Menschen aus seiner selbst verschuldeten Unmündigkeit. Unmündigkeit ist das Unvermögen, sich seines Verstandes ohne Leitung eines anderen zu bedienen. Selbstverschuldet ist diese Unmündigkeit, wenn die Ursache derselben nicht am Mangel des Verstandes, sondern der Entschließung und des Muthes liegt, sich seiner ohne Leitung eines andern zu bedienen. Sapere aude ! Habe Muth dich deines eigenen Verstandes zu bedienen ! ist also der Wahlspruch der Aufklärung ». Voir le site internet

[2« Les Lumières Aufklärung se définissent comme la sortie de l’homme hors de l’état de minorité, Unmündigkeit où il se maintient par sa propre selbst faute. La minorité est l’incapacité de se servir de son entendement Verstandes sans être dirigé par un autre. Elle est due à notre propre selbst faute quand elle résulte non pas d’un manque d’entendement, mais d’un manque de résolution et de courage pour s’en servir sans être dirigé par un autre. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre eigenen entendement ! Voilà la devise des Lumières. » Voir sur Internet :


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