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Le moine bouddhiste japonais Kûkai 空海 (774 – 835 e.c) - une biographie

dimanche 13 avril 2014 par Phap
593-622 Régence du prince Shôtoku, qui officialise le bouddhisme au Japon
658 Le futur fondateur du shugendô 修験道, En-no-Gyôja [役行者 « En l’ascète » littéralement [1], se retire au mont Minô, où il vénère le "Bodhisattva Faisan" Kujakubosatsu 孔雀菩薩, et reçoit l’enseignement secret [2]
714 ou 716 ? Shubhakarasimha (637-735, chin. Shànwúwèi, jap. zenmui 善无畏 - 善無畏 ou Jìngshīzi 净狮子), un des trois maîtres qui ont introduit l’école bouddhiste tantrique - Zhēnyánzōng en chinois, shingon en jap. 真言宗, - originaire de l’Inde centrale, arrive en Chine, à Chang’an. Il traduit le Mahavairocana sutra.
719 – 720 Arrivée à Canton (Chine) de Vajrabodhi (671-741 - chin. 金剛智), né dans le sud de l’Inde dans la caste des brahmanes
740 Fondation de l’école Kegon 華厳 par Roben 良辯. Kûkai valorisera cette école [3]
744 à 746 Amoghavajra va de Chine au Sri Lanka pour collecter des textes bouddhistes ésotériques – ou en Inde du sud – ou les deux ? Il a traduit en chinois le Adhyardhaśatikā Prajñāpāramitā. Sa traduction, rishukyô 理趣経, est encore utilisée dans les rituels shingon au Japon.
752 Cérémonie d’inauguration du Grand Bouddha Vairocana au Tôdaiji (Nara), une statue en bronze commandée par l’empereur Shômu (r. 724-749)
754 Arrivée des moines missionnaires bouddhistes chinois Genjin et Hosshin
755 Édification de la première plateforme d’ordination kaidan 戒壇 au Tôdajij de Nara
766 En Chine, Amogavajra obtient de l’empereur Tai tsung le financement des travaux du Monastère du Pavillon d’Or chin-ko ssu sur le mont Wu tai
770 Le nouvel empereur, Kônin, entreprend de réformer l’administration en s’entourant de fonctionnaires confucéens compétents, dont Ato Ôtari, l’oncle de celui qui allait s’appeler Kûkai. Ato Ôtari sera le tuteur du prince Iyo 伊予, fils de l’empereur Kammu et de Fujiwara no Yoshiko [4]] .
774 Mort de Amoghavajra en Chine. Naissance dans le clan Saeki 佐伯 de Mao 真魚, le futur Kûkai, à Tadotsu 多度郡dans la province de Sanuki 讃岐国 (préfecture actuelle de Kagawa), Shikoku [5]
778 Retour des envoyés kentôshi 遣唐使 de l’ambassade japonaise auprès de la cour chinoise des Tang 唐
784 Déménagement de la cour impériale de Nara à Nagaoka 長岡, sous l’impulsion de l’empereur Kammu 桓武天皇 (né en 737 et mort en 806- règne de 781 à 806). Le clan Saeki faisait partie de l’opposition à ce projet [6] .
785 Saichô est ordonné moine au Tôdaiji (Nara)
785 Le clan Ôtomo, dont Saeki fait partie, fait assassiner Fujiwara no Tanetsugu, ce qui leur vaut le discrédit impérial [7]l .
788 Saichô 最澄 fonde le Hieizan 比叡山 au Nord-Est, la direction la plus maléfique selon la géomancie chinoise, celle de kimon 鬼門, la "porte des démons". Saichô contribue ainsi à la protection de la nouvelle capitale contre les influences néfastes.
791 - 17 ans ? - Mao entre dans le collège confucéen de la capitale [8]
791 Date traditionnelle du « Indications sur les enseignements des trois religions » sangô shiki 三教指帰 [9] . L’ouvrage est écrit en chinois classique kambun 漢文, dans le « style des Six Dynasties » [10]] , sur un mode romanesque ; Il traite des trois religions, bouddhisme, confucianisme shugaku 儒学 et taoisme dôkyô 道教, en privilégiant le bouddhisme
 ? Il rencontre un moine bouddhiste qui lui apprend le mantra ésoterique de Kokūzō (Akashagarbha en sanscrit) 虛空藏菩薩 [11] ainsi qu’une pratique de méditation appelée Gumonjihô 求聞持法, et qui consiste à répéter le mantra un million de fois. Il mène désormais de front une vie d’étude et d’ascèse shugyô 修行 dans des ermitages de montagne, semble-t-il. Il n’est pas moine mais Ubasoku 優婆塞, upasaka en sanskrit : laïc bouddhiste [12] .
Au cap Muroto 室戸岬 à Tosa, Mao voit une étoile entrer dans sa bouche [13] .
793 - 20 ans - Mao reçoit l’ordination mineure des dix préceptes (Shami 沙 弥 ou 沙彌, sramanera en sanskrit), au monastère Makino o sanji 槇尾山寺 à Izumi 和泉国. Il reçoit alors le nom de Kûkai 空海 [14] .
En rêve, suite à sa demande devant une statue du Bouddha, il entend un homme lui dire : « Le grand sutra de Vairocana 大毘盧遮那経 est ce que tu cherches ». A son réveil, il découvre au temple de Kumedera 久米寺 (Yamato) un exemplaire du sutra, sans trouver quelqu’un pour le lui expliquer [15]
794 Déménagement de la cour impériale de Nagaoka à Heian kyô 平安京 (future Kyôto), nouvelle capitale impériale. Le déménagement est terminé en 801
796 L’empereur Kammu autorise la construction du Temple de l’Est, Tôji 東寺, et Temple de l’Ouest Saiji 西寺. Ce sont les deux seuls temples prévus à l’époque dans la capitale. Ils gardent l’entrée de la capitale respectivement à l’Est et l’Ouest. [16]
797 – 23 ans Mao rédige les « Indications pour les sourds et les aveugles » , Rōko shiiki 聾瞽指帰
798 - 24 ans - vers 798, Kûkai est ordonné au Tôdaiji, centre de l’école Kegon [17].
801 Nomination des principaux envoyés pour la prochaine ambassade vers la Chine, dont Fujiwara no Kadonomaro 藤原葛野麻呂 (765-818)
802 Saichô sollicite une place dans l’ambassade pour la Chine : il s’agit d’aller y chercher les enseignements authentiques du Tendai, qui, selon Saichô, sont supérieurs à ceux des écoles bouddhistes de Nara [18]
803 Échec du premier départ de l’ambassade en partance du port de Naniwa 難波 (future Ôsaka).
804 – 30 ans Kûkai reçoit l’autorisation de faire partie de l’ambassade. Kûkai est ordonné moine au Tôdaiji 東大寺, quelque jours avant le départ [19]. Il a pour mission d’étudier en Chine pendant 20 ans : il part avec le statut de gakumonsô 学問僧 et bénéficie de subsides plus importants que s’il était un gengakusô 還学僧 qui fait seulement l’aller et retour [20] .
Tachibana (no) Hayanari monte sur le même bateau que Kûkai ; avec l’empereur Saga, lui et Kûkai constituent les san pitsu 三筆, les trois calligraphes fameux.
804 Une tempête sépare les bateaux. Après 34 jours de voyage, le bateau de Kukai arrive à Fukien. La belle écriture de Kûkai permet à l’ambassade de débarquer [21].
Le bateau de Saichô arrive au port de Ming choi [22]
805 Saichô revient au Japon, avec 230 textes. Il a étudié sous trois maîtres importants, et il a reçu l’ordination de moine Tendai [24]. Saichô administre l’onction - kanjô (jap.) abhiseka (sk.) - à des moines choisis par décret impérial au Seiryûji à Takao [23]
805 A Ch’ang-an 長安, Kûkai séjourne au temple Hsi Ming (sai myô ji jap.) 西明寺. Chang’an est alors une ville impressionnante, où la politique libérale de l’empereur permet aux religions manichéenne, nestorienne, manichéenne, de se rencontrer. [D’où une théorie selon laquelle la doctrine et la liturgie Shingon de Kûkai comporteraient des influences chrétiennes]
Kukai rencontre le maître Hui-kuo (恵果, Keika en jap., 746-805). Ce dernier, supérieur (ajari 阿闍梨 [26] ) du Temple du Dragon Bleu (ou Vert) 青龍寺, a été le disciple choisi de Amoghavajra [27] . D’après Kukai, Hui-kuo a été le seul à recevoir l’enseignement ésotérique mikkyô 密教 d’Amoghavajra des deux mandala, les autres disciples n’étant initiés qu’à un seul [28] .
805 Lors d’une cérémonie tantrique, Kukai jette sa fleur sur les mandala de la Matrice Taizôkai 胎蔵界 et du Diamant Kongôkai 金剛界 ; à chaque fois, elle tombe sur le Buddha Vairochana. Kûkai reçoit les onctions (kanjō 灌頂 abhiṣeka en sanskrit des deux mandala ; il reçoit plus tard l’onction de la transmission de la Loi (dembô kanjô 伝法灌頂) [29] , devenant ainsi lui-même un maître tantrique, un ajari, habilité à transmettre l’onction : il est le huitième patriarche de l’Enseignement ésoterique. Kûkai a reçu le nom de henjô kongô 遍照金剛, "Lumière universelle du Diamant Indestructible", un des noms de Vairocana.
Kukai apprend le sanskrit bonji 梵字et l’écriture siddham (shittan en jap. 悉曇) auprès du maître kashmiri Hannya (jap.) 般若三蔵 [30], ce qui pourrait l’avoir aidé à inventer le syllabaire japonais appelé kana, dont il est traditionnellement crédité.
D’après Kûkai, Hui ko lui demande de répandre l’enseignement ésotérique à l’Est (au Japon), « pour augmenter le bonheur du peuple. Alors le pays connaîtra la paix et tous seront satisfaits. Ainsi vous rendrez grâce au Buddha et à votre maître. Ce sera aussi le moyen pour vous de manifester votre dévotion à votre pays et à votre famille » [31]
805 On désigne Kûkai pour rédiger l’épitaphe funéraire de Hui-Kuo [32] .
806 Saichô reçoit le privilège impérial de pouvoir ordonner deux disciples par an. [33]
Printemps 806 L’empereur Kammu meurt. Lui succède l’empereur Heizei 平城天皇 (règne de 806 à 809 [34]
806 Kûkai retourne au Japon. Il débarque à Hakata 博多 (actuelle Fukuoka 福岡), [24]. L’Empereur n’autorise pas Kûkai à rejoindre la capitale, peut-être pour sanctionner Kûkai qui n’a accompli que 2 des 20 années d’étude promises. Kûkai doit rester à Dazaifu 太宰府 (ancien nom de l’île de Kyûshû), au Temple de Kanzeon 観世音 [36]
05/12/06 Kûkai écrit le «  Memorandum présentant la liste des sutras inédits importés goshôrai mokuroku 請来目録 [37] Il a rassemblé des copies de 216 textes bouddhistes, ainsi que des objets rituels et des images, dont les deux mandalas [38] . Il a aussi demandé des copies de textes confucéens et taoïstes, ainsi que des traités de médecine et d’astronomie.
807 Le nouvel empereur Heizei contraint le prince Iyo, son demi-frère, à se suicider jisatsu 自殺(par le poison). L’oncle maternel de Kûkai était le précepteur du prince Iyo [39].
807 Kûkai s’embarque pour le temple de Makino o san à Izumi (cf. année 793) [40]
808 Kûkai est autorisé à retourner sur l’île principale, Honshû, mais il doit aller dans la province d’Izumi, à Makino o sanji
Eté 809
- 35 ans - L’empereur Heizei se retire (taiisuru 退位する). Le nouvel empereur Saga 嵯峨天皇 (règne de 809 à 823) autorise Kûkai à rejoindre Kyôto, à Takaosanji 高雄 山寺 (l’actuel jingoji 神護寺) [41]
Kûkai orne de sa calligraphie des paravents byôbu 屏風 destinés à l’empereur Saga. Ce dernier est séduit par l’art de Kûkai.
810 Kûkai effectue le rituel de la Protection de la Nation chingokokka 鎮護国家 au Takaosanji 高雄山寺 [42]
811 Kûkai déménage au otokuni dera 乙訓寺, le temple que l’empereur vient de lui accorder. [43]
Fin 812 à 813 Saichô reçoit l’onction kanjô de Kûkai à Takaosanji. C’est ensuite le tour de 145 grands moines de Nara de la recevoir [44]
813 Saichô demande à emprunter un des sutra les plus importants du bouddhisme ésotérique, le rishushakkyô 理趣釈経 (adhyadhasatika prajnaparamita sutra) à Kûkai, qui refuse [25] .
 ? Taihan, un disciple envoyé par Saichô pour étudier auprès de Kûkai, refuse de revenir chez son premier maître. La rupture serait devenue alors définitive entre Saichô et Kûkai [46] .
816 - 42 ans - Kûkai demande la permission d’établir un lieu de retraite. Au départ, il s’agit de l’établir dans les environs de Nara, au kinbusan 金峰山 [47]
818 Kûkai découvre le mont Kôya 高野山, dans la province de Kii 紀伊 (actuellement Wakayama 和歌山). Il y fait construire un garan 伽藍 (samgha-a-ra-ma en sanskrit), un temple dans la terminologie ésotérique. [48] Au Koya san, il a installé la divinité de Nibukawakami comme divinité protectrice du monastère dans le Nibutsuhime Jinja 丹生都比売神社, le « Sanctuaire de la Dame de Nibu » [49] .
821 Kûkai réussit l’entreprise de reconstruire le réservoir de Mannōike 満濃池 près de son village natal Tadotsu à Shikoku
822 Saichô, son rival, meurt le 4 juin, au Chudo in 中道院 à Hiezan. Il avait 56 ans.
822 Kûkai fait installer un autel ésotérique dans le Tôdaiji de Nara : cela fait partie de sa stratégie d’introduire les rituels ésotériques dans les plus grandes institutions religieuses [50] Kûkai administre le rituel du kanjô ("onction", abhiseka en sanskrit) à l’empereur retiré Heijô [26]
823- 49 ans - Sur ordre de l’empereur Saga, Kûkai est nommé administrateur bettô 別当 ?? de Tôji 東寺, qui rencontre des difficultés. Ce temple deviendra un centre névralgique du Shingon, avec le kôya san. [52] Pour le Tôji, Kûkai adopte le sanctuaire déjà existant d’Inari 稻荷 comme Chinjusha鎮守社 [53] , comme « sanctuaire (shinto) tutélaire », et contribuant ainsi, selon Ponsonby, à la popularité du culte d’Inari [54] .
823 Junna 淳和天皇 (786 - 840) devient le nouvel empereur. Il nommera Kûkai successivement au rang de superviseur ecclésiastique mineur shôsôzu puis au rang de superviseur ecclésiastique majeur daisôzu [55]
825 Kûkai fait ériger un kôdô 講堂 (bâtiment d’exposition de la Loi) dans le Tôji et y installe une image de Nio gokoku. C’est à cette époque que le temple reçoit l’appellation oficielle de Kyō-ō-gokoku-ji (教王護国寺), le "Temple pour la Défense de la Nation grâce au Roi du Dharma".
825 Kûkai fait ériger un barrage pour le réservoir de Masuda (province de Yamato) [56]
827 Kûkai accomplit le rituel pour la pluie à la demande de la Cour
827 Le gouvernement autorise la construction d’une plateforme d’ordination au Mont Hiei, centre du Tendai de Saichô. Cette plateforme est indépendante de celle du Tôdaiji de Nara.
828 - 54 ans - Kûkai fonde la première école généraliste admettant les étudiants de toute origine, shugei shuchiin 綜芸種智院. Il a été aidé par le noble Fujiwara-no-mimori 藤原三守. A cette époque, Kûkai compose ce qui serait le premier dictionnaire du Japon.
830 - 57 ans - Décret de l’empereur Junna qui ordonne aux six écoles existantes de récapituler l’essentiel de leur doctrine. L’ouvrage de Kûkai (10 volumes [57] ), «  Les dix étapes de la conscience religieuse » jûjûshinron l’emporte par la qualité de sa langue sur les autres écoles ; le mouvement Shingon devient une école à part entière, distincte des autres.
831 Kûkai souffre d’une tumeur qui l’oblige à se retirer de la vie publique [58]
832 Kûkai fait ériger un kôdô 講堂 ("bâtiment des conférences sur le Dharma") dans le Kôyasan.
834 La Cour accède à la demande de Kûkai d’établir une chapelle Shingon dans l’enceinte du palais impérial ; dans cette chapelle y seront célébrés des rites pour la protection de l’Etat [59]
835 La Cour autorise Kûkai, deux mois avant sa mort, à ordonner 3 disciples par an.
835 - 62 ans - Mort de Kûkai, ou, d’après la tradition, entrée de Kûkai dans une méditation éternelle nyû jô 入定pendant laquelle il attend la venue du futur Bouddha. [Cf. déjà la tradition relative à Mahakasyapa, l’un des 10 grands disciples du Bouddha Sakyamuni : il ne serait pas mort mais attendrait la venue de Maitreya dans un samadhi [60] ]. Noter que le corps de Kûkai n’est pas incinéré.
835 Quelques mois après la mort de Kûkai, son disciple Shinzei 真済 (800-860) écrit sa biographie, le 空海僧都伝, Kūkai sōzu den.
838 – 847 Ennin (794-864), successeur de Saichô, part en Chine avec la dernière ambassade vers la Chine des Tang [61] , visite Wu t’ai shan 五台山, puis retourne au Japon. Il propage l’ésotérisme Taimitsu 台密, « par opposition au tômitsu 東密, l’enseignement ésotérique de Kukai au Tôji » [62] .
858 Enchin (814-891), neveu de Kûkai, revient au Japon après avoir étudié pendant 6 ans en Chine le Tendai et les enseignements ésotériques. Il développe Miidera comme centre d’études
866 L’empereur attribue à Saichô le nom posthume shigô 諡号 de « Grand Maître diffuseur de l’Enseignement » Dengyô Daishi 伝教大師 [63]
868 Enchin est nommé abbé de l’Enryakuiji 延暦寺 de Hieizan. Sa forte personnalité provoque l’opposition entre ses partisans et ceux de Ennin [64]
869 Le daisôzuKûkaiden est compilé. [65]
907 Chûte de la Chine des Tang
921 Par ordre impérial, Kûkai reçoit le nom posthume de Kôbô Daishi 強法大師. Lui seul est appelé simplement du titre « Daishi » sans préciser son nom, ce qui montre sa popularité.
933 Les partisans d’Enchin se retirent à Miidera
1335 Interdiction de l’école Tachikawa, une école ésotérique fondée au début du 12 e siècle, accusée de pratiques immorales [27]
1571 Oda Nobunaga détruit les temples de Negoro et Hieizan. Koyasan, menacé, doit sa survie à l’intervention de l’Empereur auprès de Nobunaga [67]
1872 Suite à la proscription du shugendô, ses deux branches se partagent entre dans le Honzan ha (école Tendai) et le Tôzan ha (école Shingon) . Elles redeviendront indépendantes après la seconde guerre mondiale. [28]

© esperer-isshoni.fr, août 2010
© esperer-isshoni.info, avril 2014

[1cf. Wilkipedia, article shugendo en français

[2Monumenta Nipponica, Studies in Japanese Culture, volume XXXVI, number 1, Sophia University, Tokyo, Spring 1981

  • Swanson, Paul L., "Shugendô and the Yoshino-Kumano Pilgrimage : An Example of Mountain Pilgrimage", p. 66]|
    |705|Naissance à Ceylan dans le N.O. de l’Inde de Amoghavajra (J. Fuku Sanzo, also called Fuku Kongō 不空金剛), le futur 6° patriarche du Shingon. A Java, il devient le disciple de Vajrabodhi (J. Kongōsatta, C. Jingangji, 671 741), qu’il accompagnera en Chine [[ voir http://www.westernbuddhistreview.com/vol1/manjusri.html

[4Studies of Esoteric Buddhism and Tantrism, Kôyasan, Kôyasan University Press, 1965

  • Kitagawa, Joseph M., « Master and Saviour », P.324

[5Monumenta Nipponica – Studies on Japanese Culture, Volume XX, N° 1-4, Sophia University. Tôkyô, MCMLXV 1965

  • Yoshiko S. Hakeda, « The Religions Novel of Kûkai”, p. 285 n.12

La question de la date de naissance de Kûkai joue ici : si on adopte la chronologie de Zo-daisojo-kukai-wajo-denki, Kûkai serait né avant que Amoghavajra ne meurt, rendant ainsi plus difficile l’idée que Kûkai soit sa « réincarnation »

[6Borgen, Robert, "The Japanese Mission to China, 801-806”, p.19

[8Monumenta Nipponica – Studies on Japanese Culture, Volume XX, N° 1-4, Sophia University. Tôkyô, MCMLXV

  • Yoshiko S. Hakeda, « The Religions Novel of Kûkai”, p. 284

[9Monumenta Nipponica – Studies on Japanese Culture, Volume XX, N° 1-4, Sophia University. Tôkyô, MCMLXV

  • Yoshiko S. Hakeda, « The Religions Novel of Kûkai”, p. 284

[10Yoshiko S. Hakeda, « The Religions Novel of Kûkai”, p. 290
Voir aussi : Sources of Japanese Tradition, Compiled by Ryusaku Tsunoda, Wm. Theodore de Bary, Donald Keene, Columbia University Press, New York, first printing 1958, Second printing 1959, p 137

[11Namo ãkã ?agarbhãya om arikah mari muri svãhã soit, en japonais : ナウボウ アキャシャ ギャラパヤ オンマリキャ マリポリ ソワカ – voir site Shingon en japonais : http://hk-kishi.web.infoseek.co.jp/kokoro-12.htm. [L’article Akasagarbha en anglais dans Wilkipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Akasagarbha donne une formule en japonais un peu différente : nōbō akyasha kyarabaya on arikya mari bori sowaka.]. D’après Bohner, le Akasagarbha Bodhisattva Dharani Sutra 虛空藏菩薩神咒經 a été traduit par Dharmamitra 劉宋‧曇無蜜多 (420-479 e.c.), le Akasagarbha Bodhisattva Sutra 虛空孕菩薩經 par Djnanagupta 隋闍那崛多 (587 e.c.) – cf. Bohner, p. 288 n.31. [Le chinois a été trouvé sur : http://homepage.ntu.edu.tw/ tsaiyt/htm/h.htm]

[12Monumenta Nipponica, Studies in Japanese Culture, volume VI , n° 1-2, Sophia University, Tokyo, 1943
Bonher, Hermann, “Kôbô Daishi”, p. 266-313 [avec une traduction en allemand du Kûkai-Sôzu-den de Shinzai], p.289.

[13Bohner, p.288-289. C’est le fruit du rituel gumonjihô vu plus haut.

[14Bohner p. 303 traduisant l’ouvrage Go yui gô 御遺告. Les circonstances de l’attribution du nom Kûkai restent une question disputée.

[15Bohner, p.289-303

[16PONSONBY Fane LL.D., Kyoto, Its History and Vicissitudes since its Foundation in 792 to 1868, Rumforf Printing Press, Hong Kong, 1931, p. 114,220

[17Kitagawa, p.325

[18 Monumenta Nipponica, Studies in Japanese Culture, volume XXXVII, number 1, Sophia University, Tokyo, Spring 1982

  • Borgen, Robert, "The Japanese Mission to China, 801-806”, p.4

[19sauf erreur de notre part, cela contredit Kitagawa qui situe l’ordination en 798

[20Vershuer (von), Charlotte, Les relations officielles du Japon avec la Chine aux VIII et IXe siècles », E.P.H.E. 4° section, Librairie Droz, Paris Genève, 1985, pp. 44 ; 114

[21Borgen, Robert," The Japanese Mission to China, 801-806”, p.11
Sources of Japanese Tradition, p 138

[22Borgen, Robert, "The Japanese Mission to China, 801-806”, p.12

[23ajouté le 19/8/2010 d’après la note 14 p. 175 de :
Hônen, his Life and Teaching, compiled by imperial order, translation historical introduction explanatory and criticial notes by Rev. Harper Havelock Coates, M.A., D.D. and Rev. Ryugaku Ishizuka, Kyoto, Chionin, 1925, 955 p.
La note dit ici :

In Japan, the doctrines of esoteric Buddhism were transmitted to Saichô by Shun-hsia, a disciple of Subhakara and in 805 he administered the sacrament of kwanjô to famous priests chosen by Imperial order in the Seiryûji Temple at Takao.

[24manga : 空海 真言宗をひろめた名僧 - 学習漫画 日本の伝記 - 監修 : 永原 慶二 発行所 :   株式会社  集英社 - 発売年月日: 1989年4月20日, p.80. Par la suite, nous abrègerons en « manga »

[25Grapard, p.44 donne la date de 813 ; selon Grapard, la demande de Saîchô portait sur le commentaire du sutra et non sur le sutra lui-même.
Voir : Great Historical Figures of Japan, Japan Culture Institute, 1978, Japan, 327 p.

  • Grapard, Allan G. « Patriarchs of Heian Buddhism, Kûkai and Saichô », p. 44

Grapard donne un extrait de la lettre de refus de Kûkai, sans préciser la référence. Nous en traduisons une partie :
« .. la transmission de la signification cachée du bouddhisme ésotérique ne dépend pas des mots écrits. La transmission se fait directement, de mental à mental ».
La traduction anglaise dit : « Furthermore, the transmission of the arcane meaning of Esoteric Buddhism does not depend on written words. The transmission is direct, from mind to mind.” [Grapard, p.44]

[26ajouté le 19/8/2010 d’après la note 14 p. 175 de :
Hônen, his Life and Teaching, compiled by imperial order, translation historical introduction explanatory and criticial notes by Rev. Harper Havelock Coates, M.A., D.D. and Rev. Ryugaku Ishizuka, Kyoto, Chionin, 1925, 955 p.

[27Voir Sources of Japanese Tradition, qui traduit un passage du « Précieux Miroir » Hôkyôshô du vénérable Yûkai (1345-1416) de l’école Shingon. Noter que Yûkai cite huit grands fondateurs partis chercher l’enseignement ésotérique en Chine, dont 5 de l’école Shingon et 3 de l’école Tendai.

[28Monumenta Nipponica, Studies in Japanese Culture, volume XXXVI, number 1, Sophia University, Tokyo, Spring 1981

  • Swanson, Paul L., "Shugendô and the Yoshino-Kumano Pilgrimage : An Example of Mountain Pilgrimage", p. 78

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